• BREVES#13

    BREVES#13

    14 juin 2019. Jour de sortie du 14e album de Madonna. J'arrive à la FNAC à 9h50, l'attente ne sera pas longue et je m'étonne de ne pas être plus excité que cela à l'idée d'acquérir ce nouveau bijou ; il y a encore quelques années j'aurais crié ma passion à toutes de stations de bus... je vieillis sans doute. Le magasin ouvre je me précipite à l'étage concerné et fais une razzia dans le rayon disques. En l'espace de 15 minutes j'ai acheté tout ce que j'ai voulu en ayant bien fais mon choix, si sur tel support il y a bien telle chanson bonus, etc. Je commande le coffret deluxe, m'assurant qu'il arrivera bien dans les délais et à bon port, et je rentre chez moi écouter cette merveille. Oui c'est une merveille, tant du point de vue du visuel que des chansons. Les textes sont forts, parfois intimes, toujours engagés. Nous constatons tout d'abord un fait particulier qui mérite d'être souligné : 6 titres dans cet album est constitué d'un seul mot (medellin », « future », « batuka », « crave », « crasy », et « funana ») ; c'est pas un record, mais c'est assez significatif car sur toute sa carrière, seuls deux autres albums « rebel heart » en 2015 et « erotica » en 1992 possèdent chacuns 5 chansons dont le titre est un seul mot.

    D'entrée de jeu et après de nombreuses écoutes, c'est « crave » qui reste MA chanson préférée de l'album, pour son intro guitare acoustique, sa voix à la fois douce et puissante, les répétitions dans le refrain et ses aigüs, le rap de Swae Lee juste dosé (ni omniprésent ni aggressif). Suivent « dark ballet » pour l'inattendue interlude du ballet casse-noisette ; « god control » et sa rupture mélodique avec une envolée disco tout à fait bienvenue ; « looking for mercy » pour la puissance vocale au refrain somebody to teach meeeeee...; « i rise » et « funana » figurant sur l'édition deluxe pour la voix vocodée et sa mélodie planante qui me fait bouger à chaque fois que je l'écoute : J'ai pas envie de créer un classement de mes titres du plus ou moins préférés, je trouve cela injuste pour le travail d'un artiste de se voir attribuer une sanction ou une récompense. Chaque titre d'un album a le droit d'exister en tant que tel, il a été pensé, écrit et composé. Il ne demande qu'à vivre, tout comme les « tubes » qu'on lui préfèrera.

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    Passons maintenant aux clichés avec tout d'abord le superbe visuel directement inspiré de la peintre Frida Khalo, que Madonna affectionne depuis toujours. Le titre madame X est empreinté au monde des arts une fois n'est pas coutume, Madonna sait trouver l'inspiration partout où elle le désire et c'est ce qui rend son univers passionnant, aussi. Le tableau de John Singer Sargent en 1884 « portrait de Madame X » qui fit scandale et poussa presque son créateur à abandonner la peinture pour les affaires. La énième adaptation cinématographique par David Lowell Rich sorti en 1966 avec Lana Turner dans le rôle-titre, mais Madame X c'est également selon Madonna, le surnom que lui avait donné Martha Graham au début de sa carrière ! Curieuse coïncidence qu'on ai jamais entendu ce surnom auparavant, je pense plutôt à un argument foutrement marketing oui ! Maintenant dire que Madonna arrange l'histoire à sa sauce quand ça lui convient, jamais je me le permettrai, JA-MAIS !!

     

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    livret : édition simple

    Trois couleurs sont omniprésentes le rouge, le blanc et le noir. Du début à la fin du livret, comme suit :

    1/ un haut noir sobre et transparent au niveau des bras, on distingue des bas résille. Elle est assise et boit une bière. La photo ne nous dit pas si elle rote comme un charretier juste après la première gorgée.

    2/ le texte d'introduction qui présente le concept de Madame X : « Madame X is a secret agent. Traveling around the world. Changing identities. Fighting for freedom. Bringing light to dark places. She is a dancer. A professor. A head of state. A housekeeper. An equestrian. A prisoner. A student. A mother. A child. A teacher. A nun. A singer. A saint. A whore. A spy in the house of love. I am Madame X »

    3/ blonde, coiffée d'un chapeau de cowboy, voile et robe de mariée, elle est gantée de rouge jusqu'au coude et une cigarette au bec, ou plutôt un espèce de cigarillo rappellant le visuel du clip de Medellin

    4/ une photo noir&blanc de visage en gros plan avec l'inratable cache-oeil. Le visuel rappelle les clichés de Erotica.

    5/ le visuel de l'album édition limitée fnac, ni plus ni moins. Pas indispensable.

    6/ la cliché le plus provoc ! Elle cache son sexe de ses deux mains ornés de bijoux clinquants. Taille et hanches magnifiquement sculptés, du peu que l'on voit en tout cas, limite pubère... Lourdes aurait-elle pu poser à la place de sa mère ? Non !!

    de la 7e à la 12e photo : sessions « aériennes » noir & blanc visibles dans la vidéo-audio « i rise »

    13/ Madonna à l'accordéon avec pour décor, de l'affiche du Tour 2019/2020 en fond

    14/ visuel de l'édition deluxe

     

    A une ou deux exceptions près, les photos sont toutes différentes ; les deux CD sont de couleur rouge avec les lettres M X en noir livret édition deluxe :

    - clichés issus du clip Medellin

    - photo centrale dépliable en 4 (voir ci-dessus 7 à 12)

    - photo-montage montrant un bout de peinture classique style néoclassicisme, montrant de jeunes vierges portant des voiles transparents laissant s'échapper leur poitrine

    - Madonna feignant de jouer du saxophone, de la guitare et du pipeau

    - le cliché le plus mystérieux et celui qui évoque finalement le mieux le « X » de l'album : une silhouette blonde, tête baissée, le visage est invisible, portant un imper, reprenant le cliché de la cover de Têtu magazine

    - rideau rouge entrouvert comme une fente duquelle Madonna montre son visage fermé presque triste, on la devine nue, l'entre-poitrine et le nombril suivant les lignes du rideau. Cliché utilisé pour la cover du magazine portugais, Visao.

    La presse est divisée, perplexe, tiède ou unanime, c'est selon !

    De très bonne critiques dans la presse et les médias généralistes. Noté 72/100 par matacritic ; de 3 à 4 étoiles (sur 5) pour Allmusic, rolling stone, Q, NME, the Times...

    Le journal le Parisien est le plus sceptique, pour lui « Madame X » passe du coq à l'âne, inégal et déroutant. Pour FranceTVinfo c'est un album multipliant les directions mais sans frapper fort. Seul diacritik défend Madonna et son nouvel opus bec et ongles. Pour Le point « madame x » pourrait bien être le meilleur album de toute la carrière de la madone, « un album-ovni avec lequel elle chamboule tout les codes »... Vous l'aurez compris Madame n'a pas finit de surprendre et de diviser, tout sauf l'indifférence, Madonna avec ce 14e album revient plus audacieuse et revendicatrice que jamais. Très vite, un nouveau billet d'humeur avec l'actualité décryptée et analysée.

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    BREVES#13

     14 de junio de 2019. Día de lanzamiento del 14º álbum de Madonna. Se abre la tienda me apresuro al departamento de discos. En el espacio de 15 minutos compré todo lo que quería y pedí la caja de lujo, asegurándome de que llegaría a tiempo y me iría a casa para escuchar esta maravilla; Los textos son fuertes, a veces íntimos, siempre comprometidos. Es "crave", que sigue siendo MI canción favorita del álbum, por su intro guitarra acústica, su voz al mismo tiempo suave y poderosa, las repeticiones en el coro y sus agudos, el rap de Swae Lee, ni ubicuo ni agresivo. Luego siga "ballet oscuro" para el interludio inesperado del ballet Cascanueces; El "control de Dios" y su ruptura melódica con una discoteca de vuelo son bien recibidos; "Buscando la misericordia" por el poder vocal al coro; "I rise" y "funana" aparecen en la edición de lujo para voz vocodificada y su melodía que me hace mover cada vez que escucho: no quiero crear un ranking de mis títulos de más o más Menos favorito, me parece injusto que la obra de un artista reciba una sanción o una recompensa. Todo título de un álbum tiene derecho a existir como tal, ha sido pensado, escrito y compuesto. Ahora pasemos a la hermosa imagen visual directamente inspirada por la pintora Frida Khalo, a quien Madonna siempre ha amado. El título Madame X está impreso en el mundo de las artes una vez que no es habitual: la pintura de John Singer Sargent en 1884, "retrato de Madame X" que causó un escándalo y casi hizo que su creador abandonara la pintura por motivos de negocios. La décima primera adaptación cinematográfica de David Lowell Rich se estrenó en 1966 con Lana Turner en el papel principal, pero la Sra. X también es según Madonna, ¡el apodo que Martha Graham le dio a él al principio de su carrera! Por curiosidad que nunca hayamos escuchado este apodo, creo que es un argumento de marketing.

    Muy buenas críticas en la prensa y en los principales medios de comunicación. Con 3 a 4 estrellas (de 5) para Allmusic, rolling stone, Q, NME, Times ... Madonna con este 14º álbum es más atrevida y exigente que nunca. Muy pronto, un nuevo estado de ánimo con la noticia descifrada y analizada

     

    Franck Schweitzer


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