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     Présentée comme étant une chanson dite secondaire, la face B a pourtant au départ été considérée comme équivalent à la face A par les majors et les D.J. Dans les années 50 elle fut son complément, alors qu'un artiste présentais son nouveau simple. Ce n'est qu'en 1965 où faisant figure de visionnaires audacieux que les Beatles voyant que la hiérarchie allait s'installer, décidaient de casser le schéma en proposant sur l'un de ses simples, deux faces A à égale équivalence sans que l'indication soit donner laquelle de ces deux chansons devait ou pouvait être le tube ; l'essai se transforma et fit des disciples, Queen, Elvis Presley notamment reprirent ce concept de proposer deux fois une face A pour la promotion de leur musique.

     

    L'enregistrement double-face fut introduit dans une partie de l'Europe par Columbia Records et devint la norme à la fin des années 1910 partout ailleurs en Europe et dans le reste du monde. En 1948 Columbia mis sur le marché commercial le L.P. Et son rival RCA le 45T en remplacement prochain du 78T comme support unique. Par la suite, l'ensemble des maisons de disques détermineront de manière aléatoire quelle chanson sera gravée sur telle ou telle face (en vue de la spécificité du catalogue et de son numéro d'attribution tout comme autour de la logistique pour le palmarès des ventes et de leurs classements dans les charts. Rapidement quelques années après c'est la loi du marché tout simplement qui donna les consignes aux majors et la face B prit la place de second dans l'inconscient collectif, comme reléguée en tant qu' « autre chanson » du simple. La face A devint naturellement par la force des choses celle dont tout le monde parle, celle qui passe en boucle sur les ondes, celle dont on va faire un clip-vidéo ou que l'on va présenter comme étant le « nouveau succès de... » dans les émissions télés et lui donner ainsi une visibilité à travers l'imagerie télévisuelle. Les succès populaires de Madonna le démontrent bien, mis à part les fans, le grand public ne se souviendra pas des chansons de faces B telles que « Shoo-be-doo », « Till death do us part »... mais plutôt des tubes « Holiday » « Like a Prayer » ou « Erotica »

     

    La face B peut se proposer sous différentes formes ; une chanson différente du reste de l'esprit de l'album, une reprise, un live ou encore à partir des années 80, un version modifiée de celle présentée en face A (rallongé, écourtée, remixée). Il arrive plus rarement que la face B prennent le dessus sur la face A et là c'est davantage le public qui en décide du sort plus que du flair de l'artiste ou de sa maison de disques, notamment Madonna pour le 45T « Angel » avec en face B « Into the groove ».

    Angel sort en 1985 comme troisième single mais été prévu pour être le premier de l'album Like A Virgin et connaissant la suite des évènements, ç'aurait été un suicide commercial pour Madonna si elle avait fait çà. Par chance, « Into the groove » qui fut d'abord sa face B devint rapidement la face A de son propre single au vu de l'énorme potentiel qui s'en dégage et pas seulement parce qu'il illustre la bande son du premier film de Madonna mais une fois ajouté à la réédition de l'album une année plus tard, la Warner était certaine de doper les ventes de ce dernier. Autre exemple, en 1990, Madonna voulu mettre son légendaire tube « Vogue » en face B de l'un de ses singles avant que son entourage professionnel ne la fasse changer d'avis pour le plus grand bonheur de tous.

     

    Au rang des 45t & Cds de Madonna dont la face B n'apparait sur aucun album, ceux-ci ne sont pas si nombreux que cela, voici une liste je pense complète de ces face A/face B :

    1986 papa don't preach / ain't no big deal

    1989 cherish / supernatural

    1994 secret / let down your guard

    1998 ray of light / has to be

    2000 don't tell me / cyberragga

    2005 jump / history

     on notera qu'aucunes de ces faces B ne figurent au tracklisting d'aucunes de ses prestations lives... Parce qu'elles sont pas ou peu connues... Pour garder le côté « face B » intact !

    L'histoire musicale nous apprendra qu'au fil des années et des décennies « la chanson de la face B » ne se contentera plus seulement d'être marginalisé en second plan mais deviendra un titre à part entière, différent de ce qu'on appelle tube ou hits mais bel et bien un titre collector avec toute la notoriété qu'il pourra en tirer. Les collectionneurs et les fans en général en feront de cette face B un objet magique qui prendra non seulement une valeur personnellement inestimable mais les majors qui y verront leur profit augmenter, proposeront ce produit à grand coup de tapage médiatique et en feront une édition limitée donc rare et donc onéreuse le plus souvent. Le plus cher des 45T import de « Cherish » possédant « supernatural » en face B vaudra environ 40€ aujourd'hui alors que n'importe quel autre simple de Madonna ayant pour face B un autre titre figurant sur un album commerce coûtera moins cher.

     

    Le disque compact révolutionnera totalement la donne, d'abord et surtout parce qu' une seule face contiendra l'intégralité de l'écoute (que le disque soit un single, un maxi ou un album) et donc l'appellation face B disparaitra au profit de ce qu'on appellra « bonus track » pour conserver en quelque sorte la frontière existante entre le titre de l'album qu'on va vouloir exploiter et l'autre titre, proposé logiquement en seconde position. On remarquera que sur le visuel du vinyl -ou du cd- est écrit la chanson-phare que l'on entend sur les ondes et non pas son faire-valoir « B »

     Durant un temps, la K7 audio single aura marqué son époque elle aussi reprenant le même principe « face A/face B » on tourne la cassette dans le lecteur comme on tourne un vinyl sur sa platine mais là encore au vu de l'explosion du marché des produits concurrentiels et de collection, c'est la maxi-K7 single très populaire dans les années 90 (hors commerce) et qui ont ravit bons nombres de leurs adeptes. Madonna aura sorti quasiment la totalité de ces singles dans ce format-là à l'époque et vendu dans tel ou tel pays en fonction de la demande. C'est avec l'avènement d'Internet et de la musique téléchargeable (pour rappel « american life » en 2003 est le premier single de Madonna a connaître un support virtuel) que les ventes physiques ont nettement baissés, les faces B potentielles pour les nouveaux artistes ou celles ayant existés pour les artistes confirmés et passés sont mis à disposition comme une piste supplémentaire aux autres pistes de l'album avec juste en annotation (inédit, bonus track, non-album, outtakes) ; ici encore c'est le noyau dur des fans d'un artiste qui donne à ce titre-là un caractère exclusif et évènementiel. Madonna est passée maîtresse dans la multitude de supports commerciaux proposé ; notamment ses tubes des années 90/00 dont certains cumulent les formats : 45t, maxi 45t, LP, single, maxi single, vhs, K7 single.

     

    Franck SCHWEITZER


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    I was 16. The day i bought my first vinyls in a consignment shop... The beginning of my collection
     
     
     J'ai 16 ans. Je suis devenu archi-fan de Madonna à peine il y a un an et je comprend seulement à quel point le moindre objet à collectionner suscite toutes les convoitises et enflamme les passions. Je me souviens il y a un an dans les couloirs du lycée ma meilleure amie Nora (fan de la première heure) se séparait de 90% de sa collection madonnesque et a eu la fantastique idée non pas de tout jeter mais de m'en faire part à moi sachant que j'allais en prendre le plus grand soin. Dans la cohue d'une inter-classe, elle me tend les bras chargés d'un volumineuse pochette remplis de cartes postales, posters, fiches chansons et articles de presse... Je ne découvrirai ces trésors une fois de retour à la maison, ce vendredi soir-là j'oubliais mes devoirs de mathématiques et de comptabilité pour me concentrer uniquement sur du découpage, collage, sélectionnage. L'actualité madonien est très très calme, je me tiens aux nouvelles du mieux que je peux en achetant la presse pour ados et en appellant très tard le soir un numéro en « -0800 » surtaxé pour avoir les dernières nouvelles de la star, j'ai vu une pub dans star-club ; n'ayant pas encore Internet qui de toute façon ne voit que ses balbutiements dans les foyers français.

     

    Nous sommes en 1995, pour le dernier show en date je ne l'étais pas encore et pour le prochain j'y serais, peut importe l'endroit ou le prix quitte à économiser ou à voler dans le portefeuille de ma coinçée de mère, le prochain spectacle de la madone je veux faire partie de son public et ce, à tout jamais ! Pour l'heure avec les 50 francs que j'ai en poche, obtenu en cadeau de Pâques par mes grands-parents -grâce leur soit rendue-, le père d'un ami fan lui aussi nous emmènent tout deux dans un dépôt-vente dans « la seconde plus grande ville » à côté de chez moi afin d'y passer une partie de notre samedi après-midi à chiner, à débusquer de vieux 45T de Madonna des années 80, je débute dans l'apprentissage de sa biographie, de sa musique, ses films, savoir à quelle époque date telle ou telle photo découpée soigneusement d'un de ces magazines et collée tout aussi soigneusement dans les pages de mon agenda scolaire. Niveau collection, la mienne est encore relativement mince mais commence à s'étoffer petit à petit au gré de mes emplettes, finalement je me dis que sans la plus grosse partie généreusement offerte par Nora, je perdrais encore un temps fou à mettre la main sur de vieux documents d'avant-1994, ceci constituera donc une base à ma collectionnite d'achats futurs. A l'heure actuelle je ne possède en albums que « bedtime stories » (le premier album de Madonna que j'ai acheté, cette époque-ci résonne comme quelque chose de très symbolique pour moi) et « the immaculate collection » best-of qui plus est, que chaque personne psychologiquement équilibré fan ou non doit posséder dans sa discothèque. Tout en glanant mon argent de poche deçi delà à l'achat de TOUT les albums (studios, compils, bandes-originales) je me décide à partir à la recherche du vinyl : cette forme noire, ronde pourvue de microsillons, digne précurseur de notre disque compact laser actuel qui a fait tant parler de lui pendant très longtemps, souvenir sucré de mon enfance où je ne connaissai la couleur mélodique qu'au travers de Chantal Goya, Douchka, Billy, les Ministars, les forbans, Annie Cordy, Gérard Blanchard... mais je me souviens du toucher, de l'odeur, des quelques secondes introductives à ce grésillement si particulier chers à nos oreilles nostalgiques, lorsque cette bête-là que les grands appelaient 45T ou 33T sans que ne sache jamais vraiment de quels nombres ou de quels tours il s'agisse, mes parents posaient délicatement sur son socle le tout aidé d'un énigmatique bras qui parfois bougeait de lui-même au bout duquel se trouvait un diamant, ce diamant si fragile, si pur, si indispensable sans qui aucune magie n'opèrerait...

     

    Je pénètre dans le grenier aux trésors et au milieu de tout les meubles, vaisselles et autres accessoires divers, j'aperçois au loin, très loin à droite au fond du hangar un panneau indiquant « « VHS/DVD/K7/CD/Vinyles » je m'y précipite égoïstement sans prévenir mon ami qui m'accompagnait de peur qu'il ne trouve un « objet-madonna » que je n'ai évidemment pas mais que je veux et qu'il convoite lui aussi... Etait-ce finalement une si bonne idée qu'il m'accompagne ?! Je ne vois plus rien ni personne, j'ai 50 francs avec moi et je sais qu'ici se trouve mon bonheur et pour pas cher vu que tout ces objets de médias aujourd'hui désuets ne trouvent de valeur légitime au fond qu'à celui qui veut bien lui en donner. L'adage « plus c'est rare, plus c'est cher » n'a pas cours ici ! Ici les mots rois sont fouiller, dénicher, acquérir. Au pire vu que j'ai fais le déplacement, je me dis que même si je devais repartir sans vinyl, je trouverais bien une cassette vidéo ou un vieux bouquin à me mettre sous la dent mais mon angoisse se meurt assez rapidement lorsque ouf !! je tombe sur les 45T de « papa don't preach » ; « dress you up » ; « like a virgin ». Je sort le disque de son écrin poussiéreux et je scrute à l'aide de la lumière des néons voir si aucunes égratinures n'endommage mon bébé, parcqu'il est évident que je n'achète pas un vinyl juste pour le fait de l'avoir mais parce que je possède de mes parents une très ancienne chaîne hifi triple fonction datant de la fin des années 70, imaginez donc : double K7 audio / platine vinyle et auto-radio, le tout pourvu d'un énorme casque de D.J. pour mes oreilles trop petites.

     

    Aaaah cette fameuse époque du vinyle bien révolue mais je sais qu'en tant que fan de Madonna je prends possession d'un trésor inestimable même si daté, la douce réminiscence de ces rythmes dance endiablés. On les entend à la radio, on ressent une ambiance différente lorsqu'ils résonnent en boite jusqu'au bout de la nuit, on les apprécient encore et encore sur une platine lorsque fébrilement se touchent diamant et sillon, magie opère. Le grésillement d'abord, les premières notes ensuite et Ooh surprise ! Quelque chose a changé, je découvre un nouveau son, je redécouvre le titre de Madonna, il n'est pas question d'un remix non c'est bien la version single ou edit que je connais mais je ne sais comment décrire, c'est le son du vinyl qui doit faire çà, ouais ! Unique, indémodable et pourtant paraissant si lointain.

     

    Je ressors du magasin comblé, des étoiles dans les yeux avec le sentiment qu'à commencé pour moi le début d'une longue aventure qui va perdurer des années encore. Je découvre les prémisses de ce que collection veut dire, je ne suis plus simplement fan de Madonna mais aussi collectionneur du marchandising qui en découle. Je suis fier de faire partie de son public, comme investit de je ne sais quoi que je ne peux expliquer mais qu'importe, j'ai 16 ans, tant de choses à découvrir et à aimer. En ce mois de mai 1995 je suis heureux... juste heureux.

    Franck Schweitzer


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    REPORTAGE A CHAUD EN DIRECT DU TAPIS ROUGE
     
     Eh bien oui ma chère Simone, je me trouve effectivement à Cannes, en direct sous une chaleur estivale du 44e si je ne me trompe pas Festival du film International. Ici la foule est déjà très dense, le public ou plutôt une partie du public est en transe quasi-hystérique, comme vous le savez le Festival accueille cette année pour la première fois la chanteuse et actrice Madonna qui vient présenter un docu-fiction sur les coulisses de sa dernière tournée mondiale the Blond Ambition World Tour qui s'est achevée le 05 août l'année dernière à Nice, chez nous en France, eh oui Maryse c'est extraordinaire, dieu m'en préserve nous savons à quel point la madone aime notre beau et grand pays.

    Ce documentaire appelé « In bed with Madonna » (au lit avec Madonna littéralement) est présenté aujourd'hui hors-compétition. Alors attention, ce n'est pas une sextape ni une histoire à dormir couché mais ce titre pour le moins suggestif vous en conviendrez, fait référence à la dernière scène où elle se retrouve avec l'intégralité de sa troupe, danseurs et choristes, dans un lit à raconter des blagues et à se chamailler.

     

    Petits rappels si vous le voulez bien avant que Madonna fasse son arrivée ; le Festival du long-métrage International a lieu à Cannes et ce, depuis 1946 pour une durée de 12 jours les professionnels déçerneront des récompenses aux productions qui les a marqués par l'originalité, l'intelligence et l'intégrité dont ils ont fait preuve. Le docu-choc de Madonna comme on l'appelle déjà présenté hors-catégorie n'en est pas moins un événement en soi, c'est effectivement une première du genre, jamais auparavant une star de la musique n'est allée aussi loin dans l'intime, jusqu'à proposer les coulisses d'un show qui a fait le tour du monde et réuni des milliers de ses fans. Selon nos dernières informations, il y a 2795 journalistes et photographes présents sur la Croisette prêts à immortaliser ces moments d'exceptions culturels. Madonna qui n'a jamais vraiment eu de chance avec le cinéma c'est le moins qu'on puisse dire, se retrouve aujourd'hui à monter les marches comme on dit dans la profession, du plus célèbre tapis rouge de la planète. Une belle revanche personnelle peut-on dire en ce mois de mai 1991, elle a ainsi prouvée qu'elle peut le faire, « yes, I can » comme ils disent !

     

    Gertrude je peux vous dire que d'après des sources sûres, les organisateurs auraient voulu que la star sulfureuse arrive en hélicoptère, descende en rappel le long d'une échelle mais c'est finalement le plus simplement du monde si j'ose dire, en limousine que la madone fera son apparition d'ici quelques minutes maintenant, on entend déjà des cris et clameurs au loin dans la foule scander le nom de Madonna, on se croirait dans l'un de ses concerts, c'est assez surréaliste, l'excitation est à son comble parmi les fans bandés... pardon hahaha lapsus ! Je voulais dire dire bondés au maximum et d'ailleurs moi-même je mouille mon string rouge (raccord avec le tapis, toujours). On a parfois du mal à comprendre cet amour, ce fanatisme envers celle qui encore hier à son arrivée à l'aéroport n'a même pas daigné saluer la foule, elle s'est immédiatement engouffrée dans la voiture qui l'a ramenée à son hôtel, vous savez tout comme moi qu'elle pionce dans la suite royale de l'Eden Roc à 16 000 francs la nuitée, un prestigieux Palace, à ce prix-là le petit-déjeuner est inclus bien évidemment. Suite royale qu'elle n'a pas quittée de toute la soirée, là encore mépris total envers ceux qui pourtant avaient sués sang et eaux pour lui préparer une petite sauterie en son honneur au Palm Beach mais les plus téméraires se sont rattrapés cet après-midi alors que la madone faisait son footing le long de la plage dans le blanc immaculé d'un jogging adidas sous un maginifique soleil, et...

     

    aah oui je crois que çà y est.... Oui c'est bien Madonna que l'on aperçoit au loin, les clameurs de la foule de plus en plus pressante ne trompent pas, Thérèse je ne sais pas si vous me reçevez ooolalala c'est de la pure folie, tout le monde s'agglutine autour d'elle, je peux vous dire d'ores et déjà qu'elle porte un espèce de drap rose fushia qui l'emmitoufle totalement et chose plus rare, elle est brune, ou plutôt noir profond comme on a pu le constater plus ou moins hier sous sa casquette à son arrivée ce qui dénote totalement avec la blondeur qu'elle arbore fièrement d'habitude et qui entourait encore il y a peu l'imagerie du Blond Ambition. La bousculade est énorme je ne vois rien ou pas grand chose, j'arrive à peine à distinguer Jean-Paul Gaultier son ami et couturier favori qui doit être à l'origine de cette robe pour le moins surprenante et à sa droite le jeune réalisateur Alek Keshishian, qui peut être fier de son bébé.

    Le directeur de l'évènement nous demandent de descendre de quelques marches pour prendre des photos en contre-plongée. Je suis à présent assez proche d'elle pour pouvoir dire qu'elle est sublime, a l'air en pleine forme, très souriante, ce rouge à lèvres profond est en harmonie avec sa coupe de cheveux quelque peu bizzaroïde, un chignon probablement, coiffé très en l'air et fait de grosses boucles sagement rangés, entièrements noires sans nuances comme si elle s'était trempée la tête dans un seau de peinture, cette robe qui s'apparente à un kimono rose est un tissu de satin très brillant dont les reflets crépitent sous les flashs des clichés mais qui cache visiblement encore bien des surprises et... aaah oui effectivement Germaine, la star vient à l'instant de dévoiler ce qui s'y cache, il s'agit d'un ensemble bustier/culotte-de-cheval blanc assez coquin comme d'habitude, l'oeuvre de Gaultier, on comprend mieux sa présence désormais lorsqu'on voit la forme conique du soutien-gorge et là aussi Madonna le met en valeur, sur une autre femme çà paraîtrait vulgaire et sans reliefs mais Madonna est plus glamour que jamais, elle sait donner au vêtement sa juste valeur et en joue. Just perfect ! Le juste dosage de sexy, de glamour et de provoc alliés à l'intelligence de son instigatrice.

     

    On sussure déjà que le magazine de cinéma « Première » a eu l'exclusivité d'une couverture et d'un reportage-photo, numéro haut en couleurs à paraître demain dans les kiosques. Voilà ce que l'on pouvait dire de cet événement qui restera gravé dans les annales et les mémoires collectives. En direct de Cannes, ici Franck reporter à Xpress Your Zest, à vous Paris, à vous les studios.


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  • (c) photo-montage par mes soins, (e)-boy. Paintbrush pour Xpress Your Zest juin 2011

     
     Madonna et les homos. Une histoire d'amour ? Certes oui. Une technique marketing ? Peut-être aussi. Toujours est-il qu'elle a depuis le tout début de sa carrière et même avant, entretenu des rapports ambigües avec les gays. Petit tour d'horizon et d'analyse.


    Au milieu des années 70 : Christopher Flynn est le professeur de danse de Madonna depuis quelques semaines et en cette fraiche soirée d'automne, elle emmène son frère Chris assister en spectateur à l'une de ses répétitions. Lorsqu'elle présdente les deux hommes, elle remarque le regard qu'ils s'échangent et comprend qu'il est gay. En le dénonçant au reste de la famille Ciccone on imagine le drame ; un outing non-maitrisé et non-désiré. Mais de quoi se mêle-t-elle ? Son frère la déteste pendant un temps et on le comprend ; ils se réconcilient dans un travail de collaboration où il sera ses yeux, ses oreilles et son premier fan, son designer, son chorégraphe, son premier critique et son punching-ball. Danseur derrière elle pour les prestations de Holiday, coatcheur pour les prochains shows à travers le monde, designeur d'intérieur pour ses maisons à L.A. ou Malibu... Le duo regroupant une superstar et son petit frère homo séduit forcément d'entrée de jeu toute une communauté minoritaire de l'époque... déjà et ce n'est que le début d'une longue et fidèle histoire d'amour, si bien que très vite Madonna devient l'icône ou plutôt The Icône ! Pas étonnant lorsqu'on sait comment se nomme le magazine officiel du fan-club.

     

    C'est depuis cette délation fratricide et familiale qu'elle se sent investie d'une mission pour la liberté de parole et de quête pour la vérité, peu importe si elle blesse quelqu'un du moment qu'elle croit faire sa B.A. S'est-elle toujours trompée concernant l'homosexualité des autres ? Cela pose la question de savoir si par esprit de transparence, toutes les vérités seraient bonnes à dire ! En tout cas la star a toujours su s'entourer de boy-toy comme elle les appellent affectueusement (?) comprenez garçons-jouets ; homme-objet ; jouets pour filles ; etc Ont étés nombreux à chaque décennie son boy-toy gay, bi ou straight gravé à la ceinture et à l'univers madonien : Nick Kamen, Nick Scotti, Vanilla Ice, Denis Rodman, Tony Ward et plus récemment Jesus Luz... Michaël Jackson ? Naan lui ce serait plutôt « jouets pour petits garçons ». D'ailleurs vous connaissiez la blague archi-gore qui consiste à dire que le corps de Jackson entièrement en plastique a été incinéré et recyclé en lego, comme çà il retournera jouer avec les mômes dans les crèches et les parcs. Bon allez on continue blague à part : Jean-Paul Gaultier, styliste avant-gardiste, bourreau de travail, homme d'affaires autodidacte, provocateur génial, gay assumé et engagé : Est-il l'homme que Madonna aurait aimée être ? En parfait provocateur de tendances, il bouscule les mentalitées, mets des cravates aux femmes et des robes aux hommes, avec Madonna comme alter-ego tout deux s'inspire de l'autre dans la création et on peut dire qu'à chacunes des nouveaux concepts lançées par Madonna, il y a un gay caché derrière si j'ose dire ! 1990/1991 l'époque « so gay » par excellence à travers le BAT et le documentaire Truth or Dare où JPG y joue un rôle primordial de sa présence et pour les costumes, c'est d'ailleurs à cette occasion où il deviendra mondialement connu grâce à ses bustier coniques pas comiques (même pour les garçons) : Madonna joue sur deux tableaux ; mettre en lumière l'homosexualité masculine sous sa forme la plus caricaturale (folles, gay pride, fêtes, sexe...) et ensuite avoir intégré un hétéro dans toute une troupe de queers, le seul hétéro de la bande. Elle s'est doublement trompée, pas étonnant qu'Oliver Crumes se sente d'abord désiré puis rejeté car sujet à tant de frustrations, on sait à quel point le gay peut être blessant et capricieux lorsqu'il n'obtient pas satisfaction de quelque sorte que ce soit. A un moment du documentaire, on voit Olie se confier à la caméra disant « qu'ils sont 5 à lui courir après » puis dans une autre scène Gabriel et deux autres danseurs se moquent de lui derrière son dos en lisant la presse à scandale où il est écrit qu'il serait le nouvel étalon sur lequel Madonna aurait jeté son dévolu. Trois ans plus tard ce sont deux de ces danseurs en période menstruelle qui attaque Madonna pour dénonciation calomnieuse, abus de confiance et pour ne pas avoir tenu ses promesses de les amener au 7e ciel de la célébrité, maigres charges mais on voit là l'étendue du caractère de Madonna que son frère, toujours le même Christopher, décrit dans son livre « ma soeur, la plus grande star du monde » : dès qu'on devient trop intime avec elle en amitié ou dans le travail, sitôt la collaboration terminée, elle tire le rideau définitivement avec la personne et ne donne plus jamais aucunes nouvelles, douloureusement ingrate ou terriblement pragmatique ?

     

    Autre exemple après Nick Scotti et Nick Kamen, dans « justify my love » elle présentait au monde son nouveau joujou, le mannequin Tony Ward qui interprête le premier rôle masculin dans la vidéo où il joue l'amant sulfureux en train de mater sa maîtresse qui embrasse une autre femme qui en fait se travestie en homme... tout cela est assez confus.

    Madonna aime plus que tout les relations complexes et ambigües : elle veut ce qu'elle ne peut pas avoir et refuse tout ce qui semble à portée de main et qu'elle arrive à ses fins elle s'amuse deux minutes et envoie tout valser pour passer à autre chose, tel une enfant qui passe d'un jouet plus sophistiqué à un autre, une enfant que la cruauté n'étouffe plus mais qui garde au fond d'elle tout enfouie au fond, une douloureuse blessure jamais cicatrisée. Ironie ou coîncidence, il aura fallu attendre Guy Ritchie-l'homophobe pour la faire pleurer à plus de 40 ans lorsqu'il a osé la critiquer sur l'éducation de ses enfants ce qui l'a renvoyée elle-même à sa propre enfance quand trop jeune elle perd sa mère. Elle cherchera toujours et encore un complément d'amour sinon chez ses collaborateurs gays (confidents, visionnaires, sensibles, éclairés, ouverts d'esprit) mais chez ses millions de fans qui achètent ses millions de disques et lui ont offert sa place au soleil au milieu des 50 personnalitées les plus puissantes de la planète. Pari réussi, papa et maman peuvent êtres fier de toi Little Nonni.

     

    Réduire les fans de Madonna au fait qu'ils sont tous gays est idiot. Il y en a beaucoup c'est vrai mais il y a également beaucoup d'hétéros, de couples mariés, de familles, des parents qui font découvrir Madonna à leurs progénitures... Les mauvaises langues disent « Madonna chanteuse à pédés » ou à la question « qu'est-ce-que tu écoutes comme musique ? Madonna ? Ah ben tu es gay alors ?? » fuck off ! Et les fans de Lady Gaga ou de Greenday sont tous hétéros peut-être hein ? Peu importe de quel bord on est, l'important c'est d'aimer et c'est le point commun de tout fans pour tout artiste dont il est le wanabee, au-delà des genres et des préférences. Ce qu'aiment les fans gays de Madonna c'est son côté « bitch » qui dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas, une femme avec un intellect d'homme, qui s'assume de bout en bout, qui parle fort, qui fais des rots, dis des injures et se réjouis des « ooooohhh » de l'assistance, qui assimile Dieu, le sexe et le droit des femmes et en éprouve de la jubilation dès lors qu'une horde de fanatiques réactionnaires se dresse, qui fait preuve d'un égocentrisme sans faille et qui dans le même temps a irrémédiablement besoin d'amour et de chaleur, qui derrière le masque froid d'une femme d'affaires sans pitié se cache une petite âme fragile et tendre.

    Belle, sexy, décomplexée, toute-puissante et glamour : C'est l'icône par excellence qui a ce besoin d'être entourée par des gays, parce qu'ils ont la sensibilité, la droiture et la franchise qu'aucuns hétéros n'aura jamais, parce qu'ils ne décevront jamais les femmes, parce qu'ils sont leurs meilleurs amis, leurs confidents, parce qu'un gay est l'homme idéal qu'elles n'auront jamais pour elles et c'est bien pour cela qu'elles en éprouvent de l'attirance : un cycle sans fin, une absurdité sans solutions aucunes. Alors quoi ? Perversité, masochisme ou tout simplement à la recherche d'amour ?

     

    Les fans du monde entier voit en Madonna la femme parfaitement inaccessible, forte et fragile à la fois, femme enfant, vierge et putain, la businesswoman et la soumise, l'alpha et l'oméga, tant de contradictions dans 1,60m de pure génie géniale, éternelle, unique. Elle l'a dit à l'un de ses danseurs mais çà s'adresserait à n'importe lequel de ses fans : « la vie est injuste, tout le monde croit que je peux avoir tout ce que je veux mais toi je ne peux pas t'avoir. Tu ne devrais plus faire l'amour, tu devrais me bâtir un autel et me vénérer tout les jours. »

     

    Bon, j'ai finis mon article, je suis épuisé. Je vais m'ouvrir une bière et me coucher devant un match de foot la main dans le calbart !

     

    Franck Schweitzer.


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    5. 40 ans et toutes ses dents
     
     

    Madonna est ressortie de sa grossesse et de sa période provoc avec un album zen, effrontément personnel et humble, où l'on entend enfin la vraie Louise Ciccone. Touchante, sincère et terriblement lucide sur elle-même. La rebelle de Bay City a chassée ses démons, enfin prête à devenir mère, eusse-t-il fallu attendre 40 ans pour y arriver, comme quoi, tout thérapie est bonne à prendre. Pour savoir où elle en est vraiment avec ses chackras, l'équipe de XYZ a fait un bond dans le passé -retour en 1998- nous avons voulu en savoir un peu plus en sondant son rayon de lumière plus en profondeur grâce à une série de questions dignes des meilleurs tests de personnalité. Vous aussi chez vous, si vous êtes devenu mère à la quarantaine, fréquentez une secte et mangez des graines de tournesol à votre breakfast, faites le QCM qui suit et mesurez-vous à Esther la mère sagesse réincarnée. Voyez-vous, 13 ans après, nous attendons toujours les réponses de la sainte-mère de Dieu !

     

    Que dites-vous aux gens qui vous traitent de provocatrice ?

    A- je n'ai jamais été une provocatrice, je dis la vérité et si la vérité provoque... Qui puis-je ?

    B- les scandales à répétitions ne m'ont apporté que des ennuis, beaucoup d'argent et une réputation de salope internationale

    C- je ne peux être vulgaire maintenant que je suis maman, je dois montrer le bon exemple, sacrebleu !

     

    Lors d'un dîner barbant, histoire de mettre de l'ambiance, vous...

    A- tirez sur la nappe, renversez tout les verres pour voir les réactions des convives

    B- lancez un sujet O combien tabou autour du sexe, de la religion, de la politique

    C- êtes rentré chez vous depuis longtemps en louzdé, avec la boite d'encens qui trônait sur le meuble de l'entrée

     

    Qu'emportez-vous toujours comme boisson lors de vos voyages ?

    A- de l'eau bénite

    B- de l'eau kabbalistique à 25$ la bouteille

    C- de l'eau minérale naturelle tout ce qu'il y a de plus basique

     

    La phrase « j'ai échangé la gloire pour l'amour/Sans hésitation/Le jeu devenait ridicule/J'avais obtenu exactement ce que je recherchais/J'en crevais d'envie/Courir, en vouloir toujours plus..." qu'évoque-t-elle pour vous ?

    A- C'est tiré du troisième verset, alinéa 53221-2 X de la Sainte Torah non ?

    B- C'est moi après avoir fumé de l'herbe avec William Orbit

    C- C'est pas la traduction d'une chanson de Courtney Love ?

     

    Etes-vous plutôt ying que yang ?

    A- je suis désolée, lo siento... Je ne parle pas le mandarin

    B- plutôt ying

    C- plutôt yang

     

    Votre sport préféré ?

    A- le yoga et les pilates

    B- le sport de chambre bien sûr... Avec Carlos (pas le terroriste ni le chanteur du tirlipinpon, l'autre !)

    C- je ne fais plus de sport, depuis la naissance de ma fille mon physique n'est plus dans mes priorités

     

    Où en êtes-vous avec votre addiction au travail ?

    A- hey mec ! Je suis occupé là tu vois pas

    B- aaaahhahahahahahahaaa vous êtes trop drôle vous alors...

    C- dès que ce ce questionnaire est terminé je laisse ma fille à ma meilleure amie Gwynet Paltrow et je suis attendue chez Oprah pour la promo de « ray of light »

     

    Quelle baby-sitter choisisseriez-vous ?

    A- Super Nany sans hésitation, son côté matronne me rappelle la grande époque « Erotica »

    B- hors de question que je fasse appel à une étrangère pour élever ma fille

    C- Mary Poppins

     

    Quelle est votre devise ?

    A- le dollar, pourquoi cette question stupide ?

    B- belle et zen à tout prix

    C- Vunde gurunam caranaravinde sandarsita

     

    Quel est votre mot préféré ?

    A- paix

    B- amour

    C- argent

     

     

     

    Franck Schweitzer.


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    7. dess chics vierge choc
     

    Les bourgeois et les rebelles ont depuis toujours des goûts différents mais comme la musique réunit toutes les couches sociales, on a beau critiquer, condamner, boycotter tel artiste, la prestation de la madone ce jour-là à fait mouche. Nous sommes en septembre 1984, la toute nouvelle chaine musicale qui a le vent en poupe s'appelle MTV et lançe pour la première année une émission télévisée diffusée en direct, une cérémonie récompensant les artistes et les créateurs pour leurs performances en terme de vidéos-clips : les MTV Videos Music Awards ; c'était l'époque bénie où l'on pouvait voir se partager sur la même scène les plus grands artistes internationaux : Cindy Lauper, Mick Jagger, Billy Idol, Iggy Pop, Police, Rod Steward, David Bowie, Tina Turner... l'époque où le talent et l'extravagance prenait le pas sur l'image et l'égo, l'époque où on pouvait encore s'amuser, se raconter des blagues, gentiment se charrier entre artistes rivaux sans que cela porte à conséquence. Mais ce jour-là une nouvelle artiste va tout changer, provoquant chez tout ce beau onde de vifs émois, un challenge de taille et une certaine Cindy Lauper verra son étoile scintiller une dernière fois avant qu'une sorcière blanche venue de Détroit ne lui souffle la place de numéro 1 !

     

    Les dancefloors et les jeunes fréquentant les clubs jusque tard dans la nuit connaissent plus ou moins déjà son visage d'italo-américaine et quelques-uns de ses titres disco-pop « lucky star » ; « bordeline » « everybody » et surtout « holiday » mais on le sait, s'il y a bien un média où il faut passer pour être médiatisé immédiatement, c'est la petite lucarne. Madonna l'a très vite compris, MTV diffuse déjà ses clips-vidéos alors une cérémonie de remise de prix portant le même nom ne peut que lui être bénéfique. Sans le savoir Madonna deviendra donc la première artiste féminine icône de l'histoire du rock, une star de l'image par l'image c'est-à-dire faire de celle-ci un portail ouvert sur le monde, les tendances et les moeurs, souvent sa musique passera au second plan, ce qui intéressera le grand public c'est d'abord de savoir quelle couleur de cheveux elle arbore pour son nouvel album, au grand dam de l'intéressée qui participe aussi de celà paradoxalement.

     

     

    La cérémonie s'ouvre donc sur cette fameuse prestation où le milieu de la profession la découvre vraiment en chair et en os, sur scène : l'élément qui fera d'elle quelques années plus tard son lieu de vie privilégié, dieu sait à quel point la scène va devenir l'endroit où Madonna laisse s'exprimer toute sa créativité et son talent. Quelques fausses notes rehaussées d'un choeur ou du CD on ne perçoit pas très bien mais Madonna ne chante pas seule à certains moments, sa voix de Minnie Mouse, ses pas hésitants et pas mal d'improvisation, c'est sans doute l'unique fois où Madonna appréhende à ce point le podium mais on ne l'y reprendra plus, ses prestations scéniques à l'avenir seront calculées tout aussi précisément qu'une lignée de fourmi sur le sentier de la guerre, il n'y aura plus de place pour l'a-peu près, on voit bien que même pieds nus collants blancs sous sa robe de mariée, elle fait peine à la voir descendre cette grande sculpture, un gâteau dirons-nous. Est-elle myope, a-t-elle le vertige ? Non je crois bien que c'est le trac qui la paralyse, elle est forcément attendu au tournant, sa grande question est de savoir à quel moment elle doit retirer le voile qui l'empêche de se détacher la touffe de cheveux hirsutes ; avant ou après être descendu du gâteau ? Bref finalement arrivée en bas de cette masse chantilly/crème pâtissière, son premier réflexe est de se laisser tomber à terre, se rouler sur le sol une toute première fois « a very first time » puisqu'elle le dit ! A moins que ce soit pour habilement se rechausser, scène que la caméra évite de filmer intelligemment si bien que une fois debout la vierge immaculée retrouve ses talons hauts et peut terminer sa chanson, tournoyant sur elle-même le bouquet de mariée à la main avant de la jeter à la foule stoïque devant tant d'audace. Traditionnellement on le lançe de dos mais là non, elle le fait bien de face, danse, sautille, se caresse à quatres pattes le voile à terre entre ses cuisses pour finir complètement sur le dos toutes cuisses apparentes, abandonnée aux yeux de tous ! D'abord timides les applaudissements se font plus appuyés, c'est sans doute la première fois que le public américain assiste à un cocktail explosif fait de musique, de mise en scène et de symboles aussi forts.

     

     

    ...Car tout y est justement dans la symbolique ; Madonna joue très fort la carte du puritanisme, de la tradition catholique et du consentement mutuel. Tout et son contraire : la pièce montée, la robe d'une blanc virginal, le bouquet de fleurs et face à cela une mariée pas coiffée limite punky-trash, une ceinture « jouet pour garçons » alors que la mariée pure justement est quand même censée se donner corps et âme à un seul homme toute sa vie de femme durant, l'excès d'accessoires et de maquillage. On ne joue pas avec les symboles et les tabous qui scandaliserait la bigote Amérique et Madonna a bien compris que pour éviter de passer pour une chanteuse lambda qui après un tour de chant, tomberait dans les oubliettes du top 100, il fallait taper fort, si possible là où çà fait mal ! Et grâce (ou à cause) de sa maladroite et sincère interprêtation, l'Amérique lui a déjà tout pardonné. Elle n'a pas tout compris, pas voulu ou pas vu le vrai message de la chanson, Madonna n'a jamais chanté « je veux perdre ma virginité, baise-moi » mais plutôt « je me sens comme une vierge quand ton coeur bat près du mien » que voulez-vous, ce double langage un tantinet ambigüe à joué son rôle de trouble-fait jusqu'au bout, tellement çà marche bien, et la Madone ne s'en est jamais défendue ou gênée, tu penses, tant que ses disques se vendent et qu'on parle d'elle...

     

    Même pas 2 mois plus tard sort dans les bacs le deuxième album de la chanteuse, « like a virgin » comme un hymne à toutes les vierges du monde dont elle dédie le disque, l'opus se vendra : 21 millions de par le monde. Les MTV Awards à l'instar de l'émission de Ruquier les samedis soirs serait-il devenu cette année 84 le rendez-vous incontournable pour tout artiste international qui voudrait que son oeuvre reçoive le meilleur accueil public et critique ? Ici en tout cas l'évènement y a je pense bien contribué ainsi que toute la polémique qui en a découlé. Comme on dit chez l'oncle Sam, A star is born car c'est ici que tout finit et que tout commence...

     

    Franck Schweitzer


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    Elle se lève, s'avance l'oeil en coin, le pas lourd. Des regards de mépris et de fascination la mitraillent sur son chemin jusqu'au banc. Elle s'assied, stoïquement calme et grave ; son avocat se ronge les sangs, inquiet mais le procureur la questionne, la harcèle, déjà dans l'a-priori... Déjà !

     

    Avec en toile de fond, les scènes du tribunal du sulfureux « body of evidence » de 1993 l'idée est de mettre en parrallèle toutes les affaires où Madonna a été ou aurait pu être traînée devant les juges par ses ex-amants et maîtresses, ses ex-employés, danseurs, alters-rivaux...

    Aux yeux de la loi dans différents états d'Europe et des USA, Madonna est souvent allé très loin dans la provocation religieuse, sexuelle et politique. Dans deux mois sonneront les douze coups qui nous mèneront à 2012 autrement dit 30 ans d'une carrière parsemées de méfaits en tout genres ; il est l'heure de faire le bilan des faits constatés, tirer les conséquences de ses actes et assumer ses pleines responsabilitées. Cet article est bien sûr de la pure fiction née d'un délire d'auteur assumant pleinement ses écrits mais ne saurait être tenu responsable ou accusé de quoique ce soit par de tiers, étant donné qu'il agit sous le coup de la liberté d'expression orale et écrite dont la pleine jouissance ne saurait être galvaudée, comme l'entend l'article 10 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme.

     

    La Cour suprême d'Xpress Your Zest appelle l'accusée à la barre Ciccone Madonna Louise Veronica Esther, 53 ans, née à Bay City-Détroit dans le Michigan le 16 août de l'année 1958, chanteuse, actrice, réalisatrice. Vous avez juré devant Dieu et sur les Saintes Ecritures de dire toute la vérité et rien que la vérité. Les faits qui vous sont reprochés sur ces 30 dernières années sont les suivants :

     

    A. atteinte aux bonnes moeurs, attentat à la pudeur, exibitionnisme & pornographie

    B. populisme, propagande médiatique et démagogie

    C. blasphème, hérésie, anti-christianisme

    D. corruption, détournement de fonds, adoption facilité et abus de confiance

    E. aggression morale, psychologique et verbale

    F. plagiat, sectarisme et autres délits en tout genre, la liste n'étant plus exhaustive à ce niveau...

     

    She gets up, walks in the eye corner, not heavy. From the looks of scorn and fascination the strafe on his way to the bench. She sits stoically quiet and serious, his lawyer is agonized, but worried about the prosecutor's questions, the harassed already!

    With a backdrop, the scenes of the court of "body" in 1993 the idea is to Parallel all cases in which Madonna was or could have been dragged before the judges by her ex-lovers and lovers, his ex-employees, dancers …

    In the eyes of the law in various states of Europe and the United States, Madonna often went too far in provoking religious, sexualand political. Ring in two months in 2012, 30 years of a career notable. It's time to take stock of the findings, draw the consequencesof their actions and assume its full responsabilities. This article is of course pure fiction born of delirium copyright fully assuming his writings but can not be held responsible or accused of anything by third parties, as it acts within the scope of freedom of 'speaking and writing with the full enjoyment can not be overused, as understood by Article 10 of the European Convention on Human Rights.

     

    The Supreme Court of Xpress Your Zest called the accused at the bar Ciccone Madonna Louise Veronica Esther, 53, born in Bay City, Detroit, Michigan on August 16th of 1958, singer, actress, director. You swore before God and the Scriptures to tell the wholetruth and nothing but the truth. The evidence brought against you in the past 30 years are:

     

    A. violating decency, indecent assault, pornography & exibitionism

    B. populism, demagogy and media propaganda

    C. blasphemy, heresy, anti-Christianity
    D. corruption, embezzlement, breach of trust and adoption

    E. aggression moral, psychological and verbal

    F. plagiarism, bigotry and other crimes of all kinds, the most comprehensive list is at this level ...

     

    attent pudeur
    1. atteinte aux bonnes moeurs, attentat à la pudeur, exibitionnisme & pornographie

    1.1 Atteinte aux moeurs, aux bonnes manières, au respect d'autrui et à la bienscéance ; vous êtes accusée d'avoir eu un comportement blessant, vulgaire, humiliant et profondément irrespectueux envers divers personnes de l'autorité à commencer par votre père dont vous avez souvent jouer avec les nerfs, votre belle-mère que vous avez sciemment insultée, giflée et fait courir les pires rumeurs, vos frères et soeurs à commencer par Christopher que vous avez abusé durant de nombreuses années alors qu'il a été choriste, danseur, chorégraphe, metteur en scène et décorateur à vos côtés durant vos premières glorieuses ; enfin Anthony votre frère cadet que vous laissez aujourd'hui dormir sous les ponts alors que vous êtes milliardaire et ne connaissez pas la faim. D'autres tiers, vedettes du showbizz, politiques, hommes d'églises ont condamnés vos actions et vos paroles outrancières dans certaines prestations scéniques, interviews ou dans des soirées people.

    1,2 Attentat à la pudeur, exhibitionnisme et pornographie notamment dans vos films « body » et « snake eyes » en 1992 et 1993, lorsque vous mimez la masturbation durant « like a virgin » en 1990 ; lorsque vous suggérez une fellation sur une bouteille de coca dans le documentaire « true or dare » en 1991 ; lorsque vous publiez un livre obscène de photos porno-chics appelé « SEX » en 1992 ; lorsque vous exhibez fièrement vos seins lors d'un défilé du couturier JP Gaultier.

    SENTENCE :

    Selon les article 5 et 66 (1986, révisé en 2003) aux USA vous êtes en infraction au droit commun de l'outrage à la décence publique et êtes condamnée d'une part à un avertissement écrit, d'une amende de 810 dollars à vie et d'autre part à des travaux d'intérêts généraux (balayer à l'aide d'une brosse à dents toute la pelouse du Stade de France ou encore aider à la reconstruction d'une grue de plusieurs tonnes dans la région PACA.)

     

     

    apropagande
    2. populisme, propagande médiatique et démagogie politique

    2.1 Vous êtes accusée d'avoir utilisée votre image de manière très exagéré à votre propre compte publicitaire dans le seul but de faire de l'argent, en outre vous êtes accusé d'avoir fait d'une génération toute entière des nervis hystériques, grossiers, opportunistes, exhibitionnistes totalement dévoués à votre cause. Leur comportement inacceptable à déjà provoqué plusieurs dommages collatéraux, malaises, pleurs, scarifications diverses et brûlures à la bougie durant les concerts.

    2.2 La Cour vous accuse également d'avoir été vecteur d'une pensée unique basée sur le dépassement de soi, la discipline dans le travail, la rebellion contre le tout-établi, l'anti-conformisme, la liberté sexuelle, l'émancipation des femmes, les régimes macro-biotiques, le végétarisme, le kamasutra, le changement d'apparence, les déguisements, les moyens de contraceptions, les minorités visibles, la manipulation des masses par le média, le bouleversement des mentalitées.

    2.3 Vous êtes enfin accusée de prôner la paix universelle comme seule alternative tout puissante aux dictatures encore existente dans certains pays. Cette façon de faire est tout aussi totalitaire que les dérives que vous dénoncez. Enfin vous avez créé dans l'inconscient collectif de vos fans les plus fervents une vision manichéenne des événement dans le monde, de manière systématique dans vos concerts en utilisant la technologie pyrotechnique et des écrans géants, dans vos déclarations ou vos nombreuses prises de position que vous ne cessez de marteler.

    SENTENCE :

    La Cour vous condamne à vous calmer, à devenir une gentille et respectueuse mamie cinquantenaire ménopausée, à revenir sur vos propos, à dénigrer tout votre comportement passé et à faire votre mea culpa public en revisitant le répertoire de Piaf en français dans le texte.

     

     

    blasphème
    3. blasphème, hérésie, anti-christianisme

    3.1 Vous êtes accusée de propos blasphématoires, diffamatoires et injurieux envers l'Eglise, le Pape et Dieu lui-même. Vous vous êtes joué du thème sacré de la virginité et du mariage en robe blanche poussant des cris, vous tortillant, vous carressant et vous roulant au sol sur « like a virgin ». Vous avez déclaré en outre qu'un « homme nu sur une croix était sexy » et que « même Jésus voulait être dans votre culotte ». Vous avez embrassé un saint noir dans une église, simulé les stigmates et dansé au milieu de croix en feu. Vous avez volontairement provoqué la tradition juive dans « die another day » en vous faisant un garrot au bras droit alors que cette pratique est réservé aux hommes. Malgré les menaces de mort, les menaces d'enlèvement de vos enfants et le boycott dans plusieurs pays, vous avez chanté « live to tell » crucifiée sur une croix gigantesque et ce, devant des millions de personnes.

    SENTENCE :

    Même si le 1er amendement américain garantie la liberté d'expression, en Europe la Convention Européenne des Droits de l'Homme et du Citoyen vous accuse de trouble à l'ordre public ; notamment l'article 525 du Code Pénal espagnol interdisant les attaques envers le dogme religieux ; vous êtes condamné à verser 25,000€ à l'Eglise Catholique dont la moitié ira directement dans les caisses du Vatican et l'autre moitié servira à financer de manière souterraine l'éducation de jeunes garçons par des prêtres et des évèques.

     

     

    abus de confiance
    4. corruption, détournement de fonds, adoption facilité et abus de confiance

    4.1 Au vu de l'épineux dossier du Malawi, vous avez donné de faux espoirs à toute une tranche de la population malawite en voulant ouvrir des écoles, éduquer et scolariser les enfants, en échange de votre générosité et par besoin de faire une bonne action, vous avez forcé les procédures d'adoption de la petite Mercy et le petit David avec un gros chèque à la clé pour acheter leur silence à tous.Au final, vous êtes accusée de complicité par négligence d'avoir laissé ou facilité quelques dirigeants africains à s'en mettre pleins les poches sans que jamais aucun projet d'école ne voit le jour : Le projet Raising Malawi est aujourd'hui caduque.

    SENTENCE :

    la corruption est un acte puni par la loi de 5 ans d'emprisonnement ; l'abus de confiance et le détournement de fonds est sanctionné selon l'article L241-3 et L242-6 du Code du Commerce Français de 375 000€ d'amende ainsi que de 3 ans d'emprisonnement. Concernant l'adoption facilité et sans preuves tangibles qu'il s'agisse d'un trafic d'enfant la Cour vous condamne à rendre ce que vous avez dérobé à qui de droit.

     

    corruption
     
     
    aperversion
     
    5. agression morale, psychologique et verbale

    5.1 L'accusée est responsable de bons nombres de maltraitances en tout genre aussi bien avec ses collaborateurs qu'elle a toujours méprisé et traités comme des moins que rien mais aussi envers son propre public, on ne compte plus les « mother fucker » et autres noms d'oiseaux lancés à qui veut l'entendre. Vous avez provoqué votre entourage, abusé de leur gentillesse, de leur eploi du temps et de leur argent, usé de chantage et de manipulation via la confrontation, l'indifférence ou au contraire vos charmes ; vous avez toujours su obtenir ce que vous vouliez des hommes qui vous ont fréquenté et les aient jetés ensuite.

    RELAXE

     

     

     

    aoccultisme
    6. plagiat, sectarisme, prosélitisme

    6.1 Un auteur belge qui a souhaité resté anonyme vous accuse d'avoir plagier sa chanson originale traditionnelle pour en faire le tube mondialement connu « frozen ». De plus, tout au long de votre carrière vous vous êtes approprié Marilyn Monroe, Greta Garbo, Marlene Dietrich, Eva Peron... sans verser le moindre royalties juste en leur rendant un hommage il est vrai, appuyé.

    6.2 Adepte du mouvement kabbalistique et ambassadrice de cette société secrête dans le monde, l'opinion public et les médias vous accusent d'avoir sciemment et largement contribué à la propagande sectaire, sous couvert d'humanisme et de spiritualité, vous condamnez systématiquement toutes personnes susceptibles d'émettre des doutes quant à la légitimité de la Kabbale et ses préceptes, vous refuser toute forme de résistance et votre entourage doit se plier à vos ordres sous peine d'être définitivement exclu de votre cercle.

    6.3 Vous avez entrainés vos enfants au sein de la Kabbale, les avez fait suivre un régime strict sans viandes, les avez interdits de télévision et réussi à convaincre d'autres vedettes fortunées du showbizz -pourtant sains d'esprit- à venir rejoindre le troupeau.

    SENTENCE :

    Au terme de l'article P33335-20 du Code la propriété intellectuelle, le plagieur est condamné de 5 ans d'emprisonnement et de 500 000€ ainsi que des dommages et intérêts calculés en fonction du préjudice subi.

    Le délit de sujetion psychologique et l'abus de faiblesse sont réprimé par l'article 223-152 du Code Pénal.

     

     

    Au vu des faits qui vous sont reprochés, Madonna Ciccone vous êtes coupable à perpétuité mais grâce à vos efforts humanistes, caritatifs, votre participation active dans le milieu du cinéma et de la musique, parce qu'il n'y a pas réellement de victimes avérées sous la prescription, le tribunal d'Xpress Your Zest a retenu le non-lieu ; Madonna Ciccone vous êtes libre pour la postérité.

     

    On the facts brought against you, Madonna Ciccone you are guilty for life but thanks to your efforts humanist charity, your active participation in the movie and music, because there is no real victims proven under the prescription, the court of Xpress your Zest has selected the dismissal; Madonna Ciccone you are free to posterity.

     

    Franck Schweitzer.


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    1. e viva espana
     

    L'hommage constant de l'espagne dans la carrière de Madonna n'est plus à démontrer. En vidéo ou sur scène, la star a très souvent eu l'occasion de montrer son amour pour la culture hispanique, son folklore, ses rythmes. Il est vrai qu'il y a une chaleur humaine et une proximité de vie dans tout les pays latins, lorsqu'on y a mis les pieds une première fois, de retour au pays, le coup de blues on garde en soi une trace indélébile à jamais ancrée et rien n'est plus important de vouloir y retourner quand l'occasion se présente, on se met à rêver à San Pedro (elle était facile) et tout devient possible.

    El homenaje permanente de España en la carrera de Madonna está bien establecida. En vídeo o en el escenario, la estrella ha tenido a menudo ocasión de mostrar su amor por la cultura hispana, su folklore, sus ritmos. Es cierto que hay una calidez y cercanía de la vida en todos los países de América, cuando pisó una vez allí, de vuelta a casa, la tristeza de golpe de Estado quese mantenga una huella indeleble para siempre arraigados y nada es más importante para querer volver cuando surja la oportunidad, de empezar a soñar en San Pedro (era fácil) y todo es posible.

    Dès 1982 dans le clip « bordeline » Madonna fait un clin d'oeil -un peu hors sujet quant au thème du clip-vidéo- au flamenco lorsqu'on la voit poser face à l'objectif d'un photographe un ballon jaune au-dessus de la tête et lorsqu'en plan large on la voit avec d'autres jeunes gens devant la façade d'un magasin où il est écrit « nourriture mexicaine & du salvator »

    En 1987 pour la bande originale du film du même nom, la chanson « who's that girl » possède elle, une rythmique résolument latino dès l'introduction, le refrain hypnotique et letmotiv où Madonna répète inlassablement « quien es esa niña.../... señorita mas fina » et plus tard « tu corazon es suyo » démontre une fois encore l'intérêt de la chanteuse et le fait d'insérer une langue étrangère dans une chanson anglo-saxone est de toute évidence un signe fort d'intégration et de main tendue vers le peuple d'Amérique Latine, espagnol et portugais.

    C'est tout aussi vrai en 1989 pour la chanson « pray for spanish eyes » méconnue du grand public, pourtant superbe ballade mélancolique, à plusieurs reprises la chanteuse intègre parfaitement l'anglais et le castillan au sein d'un couplet « you were not the maravilla (merveille) in our minds ».../... « .../... in the barrio (voisinage) all the streets.../... » une voix additionnelle masculine rauque conclue avec « tus lagrimas de tristeza no me dejan olvidarte » que l'on pourrait traduire par « tes larmes de tristesse ne me feront jamais oublier ».

    En 1990 on aurait pu se passer du décalé « i'm going bananas » qui n'a ni queue ni tête et dont on peine à traduire les paroles, tellement le mélange des deux langues et fait de manière anarchique.

    1996/1997 : Période Evita, grande épopée, grand film pour Madonna qui remporte la victoire sur les deux tableaux ; chanter en jouant la comédie et raconter un destin tragique sur fond de nationalisme argentin, on n'oublierai presque que c'est Madonna jouant à Eva Peron s'adressant à son peuple face à son destin, et non pas Madonna star planétaire sulfureuse qui transcende SON public lors d'un show.

    La seule fausse note fut en 2008 dans l'album « hard candy » Madonna croyant bien faire, voulu intégrer à ses r'nbistes collaborations un son résolument caliente, histoire de faire rappeler à ses fans le bon vieux temps, se prend un râteau monumental, déjà que l'album en soi ne fait pas du tout l'unanimité auprès de la communauté madomaniaque mais « spanish lesson » est d'une nullité déconcertante tant dans les paroles que dans le son. Se sentait-elle obligé de dire à un public argentin -encore- de toute façon dévoué à sa cause « hablas español ? » lors du sticky&sweet tour ; parlez-vous espagnol ? Gné ?? Ben à ton avis patate ? Sa leçon d'espagnol est complètement fausse, si elle s'imagine vouloir nous apprendre quelques mots, elle est complètement à côté des castagnettes ! Prenez les paroles de cette chanson et la traduction qui est donnée, et faites maintenant vous-même une recherche sur le web sur n'importe quel site genre de traduction, comme je l'ai fais et çà donne :

    yo te quiero = je t'aime

    mucho quiero = j'aime beaucoup

    callate = se taire

    besame = embrasse-moi

    yo soy loco = je suis fou (… ou 'loca' puisque Madonna est une femme, je le rappelle)

    entiendo = je comprends

    siempre = toujours

     

    voilà maintenant que vous savez çà, vous pouvez mourir tranquille !

     

    Ya en 1982 en el video de "Borderline" de Madonna es un guiño al flamenco plantean cuando se ve frente a la cámara de un fotógrafo de un globo amarillo encima de la cabeza;

    En el año 1987 para la banda sonora del mismo nombre, la canción "Quién es esa chica" que tiene un ritmo decididamenteAmérica en la introducción, el coro y el hipnótico letmotiv donde Madonna repite incansablemente "Quien es la ESA niña .../. ..Señorita mas fina "y después" que está Suyo corazon "demuestra una vez más el interés de la cantante y el acto de la inserción de una lengua extranjera en una canción anglosajona es claramente una señal fuerte de la integración y llegar a los pueblos de América Latina, español y portugués.

    Esto también es válido en 1989 por la canción "que los Ojos españoles" no es muy conocida, pero melancólica balada hermosa, la cantante en repetidas ocasiones se integra perfecto Inglés y castellano en una copla "usted no estaba la Maravilla en nuestras mentes ».../... ".../... en el barrio todas las calles .../... "una voz masculina ronca adicionales celebrados con " lagrimas de tristeza... »

    En 1990 se podría haber hecho sin la poco convencional "Estoy Going Bananas" que no tiene ni pies ni cabeza que es difícil de traducir las palabras, por lo que mezcla los dos idiomas es anárquico.

    1996/1997: Evita período, película épica, ideal para Madonna gana en ambos sentidos, jugando la comedia cantando y contandoun telón de fondo trágico del nacionalismo argentino, que casi se olvida de que Madonna se está reproduciendo Eva Perón se dirigió a su pueblo contra su destino, no Madonna que trasciende mundial de azufre a su público durante una presentación. La única nota falsa en el año 2008 con el álbum "Hard Candy", Madonna creyente para hacer el bien, quería integrar suscolaboraciones sonido decididamente caliente, sólo para recordar a sus fans de los viejos tiempos, tomar un rastrillo esmonumental, como ya se ha el álbum en sí no es en absoluto unánime en la comunidad, pero madomaniaque "lección española" es un vacío desconcertante, tanto en las palabras en el sonido. Se sintió obligada a decirle a un público argentino, pero de todos modos dedicado a su causa "habla español?" Durante la gira Sticky & Sweet, ¿hablas español? ESG? Ben se creo la papa? Suclase de español es completamente falso, si se piensa que quieren aprender unas pocas palabras, ella está completamente fuera de sus zapatos! Tomar las palabras de esta canción y la traducción se da, y ahora te hiciste una búsqueda web en cualquier tipo de sitio de la traducción, como yo

     

     

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    como puede ser verdad...

    L'hommage le plus emblématique de Madonna à la culture hispanique reste le chef-d'oeuvre « la isla bonita » ; indémodable, inégalé, éternel. L'un des morceaux sinon le morceau le plus chaleureux et festif de toute sa carrière. Une boite à rythmes, un tambour cubain et quelques maracas le tout sur des riffs d'une guitare acoustique reconnaissable parmi cent ; qui ne connaît pas La Isla Bonita, titre évocateur à jamais ancré dans la tradition qui fait danser toutes les générations dans les mariages, en boite de nuit, de jour comme de nuit, chez soi ou en vacances, même au boulot (çà m'est arrivé récemment au grand dam d'un collègue qui m'a surpris et ne me regardera plus jamais comme avant !) un titre qui apporte du soleil dans les coeurs, dès la première seconde on relève la tête, on sourit en disant « aaaah » puis on se met à crier sans qu'on ne sache pourquoi en se raclant la gorge « bbrrrrrrrr ayyy ayy aaayyyyyyyyy » quitte à être ridicule, sur la piste, bourré un mojito à la main, tenant à peine debout. La ferveur et la gaité avec laquelle le public accueille le tube en 1986 procure encore aujourd'hui une telle joie de vivre que çà donne envie de faire la fête à n'en plus finir avec l'être aimé ou entres ami(e)s.

    Madonna elle-même décrit cette chanson comme « un hommage à la beauté et au mystère du peuple d'Amérique latine. Les rythmes latins dominent souvent nos compositions -parlant de son travail avec Pat Leonard- c'est comme si nous étions possédés : Nous pensons tous deux que nous étions latins dans une autre vie ».

     

    Lors de ses prestations scéniques tout au long des années dans ses spectacles tout comme lors de concerts à buts caritatifs, Madonna met systématiquement le feu avec cette chanson ; le rythme est endiablé la plupart du temps (en 1987 lors du « who's that girl tour » en 1993 lors du « girlie show » ou en 2006 et le « confessions tour ») ou au contraire se veut beaucoup plus intimiste et convivial (comme pour son interprétation de 2001 avec le « drowned world tour ») où les musiciens et les choristes entourent la chanteuse qui prend d'ailleurs la guitare elle aussi. En 2008 et 2009 lors du sticky and sweet tour on redécouvre La Isla Bonita sous un nouvel angle grâce à une version emprunté au style gitan/gypsy et l'incrustation d'une reprise « lela pala tute »

     

    pour le plaisir et en prologue à ce que beaucoup annonce comme étant le grand retour de la madone sous les spotlights, voici quelques vidéos des différentes interprétations du morceau depuis 1987

     

    El homenaje más emblemáticos de la cultura hispana de Madonna sigue siendo la obra maestra "La Isla Bonita" sin tiempo, sin igual y eterna. Una de las canciones, excepto la canción como cálido y festivo a lo largo de su carrera. Un tambor, un tambor y unamaraca cubana pocos los riffs en una guitarra acústica de ciento reconoce que no conocen a La Isla Bonita, título evocador para siempre enraizada en la tradición de todas las generaciones a bailar en las bodas en el club de noche, de día o de noche, en casao de vacaciones, incluso en el trabajo (que me pasó hace poco, para disgusto de un colega que me sorprendió, y ninguno de mi negocio como nunca antes!) un título que trae el sol en el corazón desde el primer segundo que mira hacia arriba, que sonreír y decir "aaaah" y luego se echó a llorar, nadie sabe por qué, aclarándose la garganta "bbrrrrrrrr Ayyy ayy aaayyyyyyyyy" dejó en ridículo en la pista, metió un mojito en la mano, teniendo apenas de pie. El fervor y la alegría con la que el público reciba el tubo en el año 1986 sigue ofreciendo un entusiasmo por la vida que te hace querer a la fiesta sin fin con su ser querido o amigo (s) . Madonna se describe esta canción como "un homenaje a la belleza y el misterio de los pueblos de América Latina. Ritmos latinosa menudo dominan nuestras composiciones, hablando de su trabajo con Pat Leonard, que es como si estuvieran poseídos:Ambos creemos que nos América en la otra vida ".

     

    Durante sus actuaciones en directo durante todo el año en sus espectáculos como en los conciertos de beneficencia, Madonnasiempre en el fuego con esta canción, el ritmo está furioso casi todo el tiempo (en 1987 en el "Quién es esa chica turística" en 1993 en la "Girlie Show" y en el 2006 y el "Confessions tour") o, por el contrario, quiere mucho más íntimo y acogedor (a partir de 2001 por su actuación con "Tour Drowned World"), donde músicos y cantantes en todo el cantante que es también la guitarra. En 2008 y 2009 durante el Sticky and Sweet Tour La Isla Bonita fue redescubierto en una versión nueva luz con un estilo tomado delgitano / gitana y el pop de una recuperación "Lela Pala Tute"

    para la diversión y como prólogo a lo que muchos anunciaron como el gran regreso de la Virgen bajo los reflectores, aquí estánalgunos videos de las diferentes interpretaciones de la canción desde el año 1987

    http://www.youtube.com/watch?v=JbDbBal53ig

    http://www.youtube.com/watch?v=qHvVfRfxyKs&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=RlQOF98qT_g&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=tdeOtiA5qmE&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=NyBfukth2wY&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=TnxfMgKjD5U&feature=related

     

    allé eehoo ; allé oohhoooo

    cool

     

    Franck Schweitzer.

     


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    2. âmes ont mots dits
     
     

    Sean Penn a été formé à l'actor studio, il est l'un des acteurs les plus talentueux et prometteurs, né d'une famille qui baigne depuis toujours dans le showbiz, il n'a jamais eu à se battre pour faire carrière. Avec Madonna ils se sont tout deux rapidement identifiés comme la copie de leurs idoles respectifs : Marilyn Monroe et James Dean.

    Des enfances difficiles dont le récit a souvent et exagéré pour aider à mieux se bâtir une légende ont fait se rapprocher ces deux monstres qu'Hollywood a créé.

    A coup de polémiques et de scandales, leur union a suscité les plus folles rumeurs ; ce cocktail explosif s'est officialisé jusque dans le mariage, union qui relève davantage de cette association atypique et controversée que d'un réel attachement de l'un à l'autre, du moins au début... L'histoire nous apprendra que ces deux-là même séparés, restent à jamais unis, leur relation fusionnelle presque fratricide, que l'on peut traduire en langage philosophico-algébrique par : 2 = 1.

     

    Ces Bonny & Clyde des temps modernes parcourant le monde, se jouant des conventions et de la bienséance, faisant fi des bonnes manières, provoquant sans cesse l'Amérique bien-pensante, deux sales gosses qui multiplient les bétises comme lâchés dans un magasin de jouets à qui on laisse tout faire sans punition à l'arrivée, qui se priverait d'une telle jouissance, honnêtement ? Mais Madonna voyait surtout l'opportunité d'accéder aux marches du tout-hollywood, « shangai surprise » se révèla décevant. Un cuisant échec qui commençà à mettre en péril le couple. Sur le tournage du film, des sources rapportent que le couple Penn faisait tourner Georges Harrisson (producteur et ex-Beatles, oui oui !) en bourrique. Ils voulaient lui apprendre son métier, arrivaient en retard, piquaient des crises et dès la moindre coupure, ils filaient faire l'amour dans la caravane de M.

     

    C'est James Foley qui a fait se rencontrer Madonna et Sean lors du tournage du clip « material girl » ; l'attitude désinvolte et froid de Madonna séduit aussitôt Sean qui lui, est resté impassible et non-impressionné. Le coup de foudre quasi-immédiat ; et lors de son passage à Détroit pour son Virgin Tour en 1985, Madonna en profita pour présenter son amant à son père Tony admiratif (il l'appréciait énormément en tant qu'acteur) ; quant aux parents de Sean, ils étaient ravis que leur rebelle de fils se soit finalement casé, ils voyaient en Madonna une jeune fille dynamique et déterminée qui pourrait le ramener dans le droit chemin. Autre point positif, elle ne se drogue pas et ne boit pas non plus. Peu avant leur mariage Madonna était déjà couverte de cadeaux, bijoux, voiture... Material Girl dans toute sa splendeur, mais Mme future Penn tenait plus que tout à ce que son nouveau statut ne vienne pas entâcher sa carrière de star planétaire, elle ne l'aurait souhaité pour rien au monde, alors qu'elle a toujours chercher à attirer l'attention des médias, lui, Sean les fuit voire les passe à tabac ; dans la rue ou dans un lieu public, sans gène, sans penser aux conséquences (amendes et prison qu'il écoppera plus tard) mais Madonna doit aimer son bad boy puisque'elle laisse faire, l'encourage. Les filles ont toujours adoré regarder deux mecs s'entre-déchirer pour leurs croupes rebondies.

     

    Le 16 août 1985 jour des noces du couple et anniversaire de la jeune reine (27 ans) on imagine que l'idée fut la sienne, faire d'une pierre deux coups, deux occasions pour avoir des cadeaux, être au centre de l'évènement, même sans caméra, vouloir faire de ce jour un événement à part entière dont toute la presse parlera... inéductablement. Là encore, la fête se déroule dans une maison louée pour l'occas' par un ami de la famille Penn sur les hauteurs de Malibu comme tout rêve américain qui se respecte, bling-bling et scandales à gogo : des infatiguables paparazzis survolaient la maison de la plage à l'affut du moindre cliché à faire publier dans leurs torchons, Sean armé, les tenaient en joue, menaçant de les abbattre, un « fuck off » avait été préalablement dessiné dans le sable leur étant destiné et la mariée était en pleurs ! Les mois qui suivirent il fallait s'y attendre, systématiquement lorsque le couple étaient ensembles, les paparazzis insultaient Madonna et Sean ne le supportant pas, fonçait dans le tas, c'était un jeu pervers dans lequel Penn tombait pour le plus grand plaisir de l'objectif.

     

    C'est par amour que Madonna accepta de tourner dans le bide retentissant « Shangai Surprise » ; parce qu'il fallut voyager jusqu'en Chine, parce que tourner aux côtés de Sean Penn était un plaisir de chaque instant, plus intimement, Madonna rendrait hommage à Marlène Dietrich qui de son temps avait tourner dans un film du nom de « shangai express » en 1932. Coïncidence poussé par le destin ?

     

    Toujours est-il que sa relation avec Sean finira dans le sang et les larmes lors d'un coup de téléphone à la police, Madonna ligotée en pleurs souhaite porter plainte -un fantasme mis en images dans S.E.X. ? non juste une femme désespérée qui appelle à l'aide : la plainte aboutira ou pas, Madonna l'ayant faite retirer peu importe le mal était fait, Sean dormira quelques temps derrière les barreaux pour violences conjugales et le divorce sera prononcé quelques mois après. En ressortira un album, comme une prière dont la quasi-totalité des chansons traitent du sujet (l'amour, la mort, le mariage, la famille...) et malgré tout ces revers, Sean reste l'unique amour de sa vie à en croire l'intéressée aujourd'hui comme hier, autour du jeu truth or dare dans le documentaire du même nom de son propre aveu ; en 2008 lors de la promo du film Harvey Milk Sean lui, déclarait avoir pensé à Madonna lors de sa scène de baiser avec un partenaire masculin (!?)

     

    Décidément ces deux-là rien ne les séparera, dans l'union ou la séparation, dans la richesse ou dans... la richesse, jusqu'à ce que la mort les sépare... Ben non même pas en fait, je suis sûr que même après leur trépas, ils réussiront là encore à faire les 400 coups, tirer la queue du diable et arracher les ailes des anges... Mon Dieu... S'il m'entendait ?!

    Franck Schweitzer.


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    3. baba des bo
     
     

    La musique de film utilisée pour un film est décidée par le réalisateur et/ou le producteur. Le terme anglais est : OST (Original SoundTrack) terme principalement utilisé dans la Japanisation et le jeu vidéo. Tout au long de sa carrière, Madonna la chanteuse a aussi contribué à l'écriture, la production ou le chant en ce qui concerne la bande originale d'un film pour lequel elle a joué un rôle (principal, secondaire, petit rôle) ou non, et ce, jusqu'à très récemment avec « Masterpiece » dans W.E.

     

    A la fin des années 1890, les frères lumières inventèrent le cinéma mais au départ il n'eu pas le son, encore moins une musique accompagnatrice. Pendant les années qui suivirent, la projection de film était souvent accompagnée par un piano ou d'un orchestre, pour des raisons multiples : rassurer les spectateurs dans le noir, distraire l'oreille, renforcer le lien entre les différentes scènes du film mais aussi le rythme et l'émotion. Cette réduction de la musique à une fonction de doublage amènera le compositeur Stravinski à la considérer comme du « papier peint ». Petit à petit, la musique dépasse son rôle d'illustration pour apporter une dimension supplémentaire chargée de sens : Au-delà de son apport esthétique, elle devient utile. Avec l'avènement du rock début des années 70, la commercialisation des musiques de film devient populaire et les ventes de B.O. explosent, çà devient un produit à première vue de tradition anglo-saxone et américaine. En France, on a du mal à mettre le pied à l'étrier et souvent l'on préfère acheter des droits à l'étranger plutôt que de produire sur place. On distingue principalement 5 types de bandes originales : la B.O. classique ; la B.O. enregistré par un artiste (comme dans le cas de Madonna) ; la compilation qui reprend des chansons déjà existantes (on retiendra par exemple « sans contrefaçon » de Mylène Farmer pour le film Pédale Douce) ; l'enregistrement live et la musique de catalogue (appelée aussi d'illustration).

     

    Pour rappel, les albums de Madonna considérés comme des bandes-originales sont les suivants : (cette liste ne présente uniquement les B.O. dont la promo a été orchestrée comme un vrai album de Madonna). La star a prêtée sa voix et ses mots à beaucoup d'autres projets musicaux et cinématographiques dès 1982 et constamment au cours de sa riche carrière, on a pu d'ailleurs schématiser cette dernière de façon réducteur par l'adage « un album, un film, une tournée ».

     

    1987 : Who's that girl (film who's that girl)

    1990 : I'm Breathless (film Dick Tracy)

    1996 : Evita (film Evita)

    2000 : The next best thing (film un couple presque parfait)

    2012 : W.E. (film W.E.) à venir

     

    En bref ce qu'on peut dire au sujet de ces quatres premiers projets :

    Si le film a fait un bide, outre la prestation de Madonna jugée ridicule et irritante, la bande originale de Who's that girl s'est bien vendue de par le monde soutenue par 4 singles (dont 3 par Madonna)

    Plus qu'une B.O. « I'm Breathless » est un opus à part entière sonnant comme surprenant et décalé dans la carrière pop-rock de la madone, l'ambiance jazzy rend hommage aux années 30 donne une touche de légèreté qui emporte l'adhésion des critiques et du public.

    La bande-son du film Evita va de soi puisqu'il s'agit d'un film musical et non d'une comédie musicale, une fresque aussi énorme se doit d'être honorée grâce à un orchestre symphonique et grandiose.

    En 2000 c'est l'acteur Rupert Everett qui réussit à convaincre Madonna d'enregistrer « American Pie », elle ne voulait pas au départ interprêter cette reprise de Donc McLean, tube de la fin des 70's.

     

     

    bo

     

    Sans faire de psychanalyse de comptoir, Madonna désirant plus que tout percer au cinéma et devenir une grande actrice a pu -dû- se contenter d'illustrer ses rôles par une chanson comme d'une garantie minimale à ce que le film soit connu, à défaut d'être encensé ou récompensé. Victime d'être mal comprise, jugée comme opportuniste, incompétente, sans charisme, sans aura... C'est réellement grâce à Evita (soit 15 ans après le tout début de sa carrière) que l'actrice et la chanteuse trouveront écho aussi bien auprès du grand public qu'auprès des professionnels.

     

    Franck Schweitzer.


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