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     Mamy est en pleine répétitions du Madame X Tour depuis plusieurs semaines ; j'allais dire d'où son silence médiatique mais c'aurait été de mauvaise foi. Car cela faisait longtemps qu'on avait pas eu une promo aussi intensive ; presque chaque jour une interview, une émission télé, les clips vidéos qui s'enchaînent les uns derrière les autres. Finalement tout s'enchaîne très bien ; le premiers mois étaient consacrés en un premier bloc, à la promotion de l'album, puis uniquement aux répétitions du Tour 2019/2020. L'évènement qui fit le lien a été la prestation scénique à la Pride de New-York le 30 juin dernier, comme un avant-goût de tournée. Le truc après, c'est de patienter presque tout l'été jusqu'à la première date du Madame X Tour le 12 septembre prochain. Voyons plus en détails, ce mini-show de New-York devant un public tout acquis à sa cause ;

     

    VOGUE : choré et mise en scène approximative à mon sens, une mise en scène éparpillée à la va-vite, alors qu'elle nous avait habitué à chaque fois à un travail au millimètre sur cette chanson. L'entrée est trop minimaliste et pas à la hauteur ni de la chanson « vogue » ni d'une arrivée sur scène. Seul les notes jouées au piano en parfaite synchro avec l'intro est vraiment bien vu ; ce qui permet de réinventer une fois de plus ce morceau légendaire des années 90.

     

    AMERICAN LIFE est raté en grande partie et c'est bien dommage ; Madonna oublie sa guitare, s'emmêle dans les paroles, quant à la fin, elle est surjouée avec des fuck it à n'en plus finir ! Heureusement que le message politique Liberté VS répression est clair. Cependant la bonne humeur de mamy tient en haleine le public.

     

    SPEECH & CHANGEMENT DE CHAUSSURES ; cette séquence donne un moment décalé et drôle, et un échange avec le public très sympa et authentique.

     

    C'est GOD CONTROL qui sauve le show avec un public surexité dès les premières mesures ; les pas de danse sont bienvenus entre Madonna et ses 'boys' ; on retrouve quelques-danseurs grimés en flics, évoluant sur la scène ; prenant cette dernière comme une tribune où la liberté d'expression et l'autorité se tirent la bourre. Une vision clairement simpliste et manichéenne, car l'on sait que dans la vraie vie, c'est plus compliqué que ça.

    Le show se clôture sur I RISE (ça vous étonne?), après des salutations et un message de tolérance délivré, tout ce beau monde sort de scène à la file indienne avec Madonna en tête, et en backdrop, la drapeau arc-en-ciel qui flotte, et O surprise ! Un feu d'artifice dont le timing est parfaitement chronométré, vient conclure sous les hourras de la foule.

     

    En élève disciplinée, Madonna a ensuite donné des nouvelles exclusivement depuis son réseau social préféré : A compté du tout début juillet, le compte instagram de la star fourmille de photos, gifs et petites vidéos la montrant en répétitions, seule ou accompagnée de ses enfants, son staff, ses choristes, ses danseurs... et à chaque post, un indice sur ce que va être les concerts à venir ; on peut déjà imaginer l'ambiance feutrée, chaleureuse et familiale. Une mise en scène avec des chaises, un choeur de femmes noires dont l'harmonie des voix s'accordent magnifiquement, de la trompette et du djembé pour ce qui est des instruments, une machine à écrire, plus qu'un accessoire, un fil rouge au personnage d'agent secret que la chanteuse à créé. Petit spoil sur les titres travaillés ; « human nature » et « rescue me » (ooh oui oui!!) ; mais aussi « Vogue » et « like a prayer » (il fallait s'y attendre) ; l'étonnante présence de « easy ride » ; et dans les titres du dernier album « crave », « crazy », « medellin », « future », « batuka ».

    et toujours de petites scènes de vie tantôt attendrissantes tantôt insolites ; Mercy qui feint de boire de l'alcool dans un gobelet ou encore Madonna, aiguille à la main qui recout la maille de ses bas résilles.

    Un dernier mot concernant la single Batuka (dernier single pour promouvoir l'album visiblement) ; superbe message et images du clip ; mais à mon sens mauvais choix de single et pas indispensable. On en avait assez avec les précédents qui illustrent très bien ce nouvel opus de Madonna. Prenons « batuka » comme un message d'espoir culturel et d'amour, plutôt que le clip d'une chanson : l'Orquestra de Batukadeiras est un choeur de femmes originaire du Cap-Vert.

     

    Toujours sur instagram, Madonna raconte avoir découvert ces femmes rire et danser. « elles ont l'énergie et la passion. Je suis allée à leur rencontre dans un endroit perdu au milieu de nulle part. Il y avait un cercle de femmes assises sur des chaises et elles ont commencé à jouer toutes ensemble ». Touchée par cet amour de la musique, Madonna les a invitées sur "Batuka", qu'elle décrit comme « un jeu de questions-réponses » : « On s'est retrouvé tous ensemble dans une même pièce et l'a enregistrée en live. Mes enfants étaient là et chantaient avec elles. C'était une célébration totale de la vie ».

     

    Je devine sans trahir qui que ce soit, qu'elles vont participer au Tour 2019/2020 sur plusieurs dates. L'intimité et la proximité que procure un théâtre est le lieu idéal pour faire résonner les voix et les instruments. Je subodore une expérience unique et chargée en émotions. J'ai hâte d'être au Grand rex !

     

    Aah oui au fait, HAPPY B.DAY MADONNA !!

     

     

     

    Franck Schweitzer


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  • NEW-YORK TIMES, juin 2019

     

    Dans le NYT du 9 juin dernier, Madonna y a accordé une très longue interview ; de son arrivée à New-York au féminisme en passant par son rôle de mère et son statut d'icône pop. La journaliste apporte ici un très bon sujet dont les sujets sont à la fois fouillés mais donne souvent aussi à l'ensemble, un esprit de contradiction systématique et un jugement de valeurs qui peuvent agacer. C'est justement ce que Madonna lui reproche et la pop-star n'a pas manquée de le souligner dans un post via son compte instagram (message à retrouver en fin d'article). Elle va jusqu'à dire regretter avoir parler à cette jeune personne qui représente selon elle, le symbole-même de tout ce qu'elle combat, à savoir une femme soumise au patriarcat et à la pudibonderie américaine, n'ayant pas la volonté de se battre contre, mieux, qui l'encourage et le promeut. La synthèse que j'en ai faite ci-dessous, reprend le grandes lignes de cette interview ; surtout les parties incriminantes ! Les parties en gras-italique sont celles de Madonna. Les parties seulement en italiques sont celles de l'intervieweuse, enfin les parties en rouge sont de moi !! Vanessa GRIGORIADIS maman de 45 ans, d'origine grecque mais newyorkaise de naissance, est collaboratrice au magazine NYT et auteure conservatrice du livre «Lignes floues: repenser le sexe, le pouvoir et le consentement sur le campus».

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    Vanessa part déjà avec un handicap ! Elle attaque de front et rentre dans le lard de son invitée, considérer le single « medellin » comme musique d'ambiance à un cours d'aérobic, présupposer que la musique doit être faite par des ados pour des ados parce qu'ils savent mieux que quiconque, ce qui est bon à écouter ou non, et que c'est aux artistes beaucoup plus âgés de se plier aux nouvelles exigences du temps... Autant dire que l'interview partait mal ! Ceci dit, elle se rattrappe par endroits et reste lucide la plupart du temps.

     

    Dans les coulisses, Madonna a posé en selfie avec le boysband sud-coréen BTS ; plus tard, un commentaire sur twitter «LEGENDS MEET LEGENDS» laisse supposer qu'un groupe de K-pop de 20 ans était à mettre au même niveau d'une artiste au 300 millions d'albums vendus, plus de 30 ans de carrière, et un statut parmi les plus influentes de l'histoire de la musique. Il est déprimant de constater que la jeune génération ne semblait pas comprendre comment Madonna avait utilisé sa volonté de fer pour forger un type particulier de pop star autonome et hyper-sexualisée, qui devint le modèle dominant de la féminité à travers le monde. Sans Madonna, nous n’aurions pas Britney Spears, Lady Gaga... Les doubles avec lesquels elle a joué au cours de chacune de ses transformations - pas seulement la vierge, la dominatrice SM ou la reine du disco, mais maintenant la sexagénaire revendiquant sa place parmi les artistes de deux générations plus jeunes - étaient la représentation amusante d'une féminité conventionnelle. > Tiens donc ?!

     

    Sa vie à Lisbonne, la solitude

    Elle était mère célibataire de six enfants, son deuxième mari, Guy Ritchie, était parti, avec ce que son agent de l'époque avait déclaré être de 75 millions de dollars. > Très délicate la Vanessa, dans sa façon d'évoquer les frais dispendieux d'un divorce ! Au Portugal, a-t-elle dit, elle était seule. J'ai demandé si elle ressentait cela parce qu'elle vivait dans un château, ce qui semblait être la description la plus appropriée son immense manoir que j'ai lu qu'elle a acheté, mais elle a répliqué: «N'allons pas polémiquer. C’est un lieu assez médiéval où le temps s’arrête, et qui est très fermé. Il y a une ambiance cool là-bas, mais étant avec mes enfants, je m'y sentais coupée du reste du monde ; c’était la FIFA et l’école, et c’est tout. Je voulais vraiment me faire des amis. Un soir, je suis allée à une séance d’improvisation, principalement composée de musiciens de fado. Il y avait là une vibration magique et palpable, et soudain des musiciens ont commencé à jouer, ils se levèrent des canapés pour chanter et jouer de la guitare. En écoutant la variété de musiciens, allant de la samba brésilienne aux quatuors de jazz en passant par un chanteur de Guinée-Bissau, je suis tombée en transe. »

     

    > Là dans sa première approche, Vanessa-l'envieuse a piquée Madonna sur sa vie de pauvre petite fille riche, sans même essayer d'apprendre à la connaître, d'entrée de jeu, elle lui balance une info lue et certainement non-vérifiée. Ce à quoi Madonna lui répond de la manière la plus simple et complète, sans relever l'attaque.

     

    A propos de ses vieux tubes et de son nouvel album

    J'ai demandé comment elle se sentait à propos de ses vieux tubes. «Si je suis dans une voiture ou que je vais au restaurant, je sors quelque part et une de mes chansons commence à jouer, je dis simplement 'Ugh', probablement parce que j'ai dû entendre cela fait déjà cinq milliards de fois et je veux y échapper». Quand je lui ai demandé combien de temps elle pensait qu'elle ferait de la musique et où elle pensait qu'elle finirait, elle m'a répondu: «Tout droit vers la lune». > Eh oui question bête ! Réponse bête ! Cette façon de vouloir mettre Madonna au placard ou en retraite est tout bonnement détestable ; aurait-elle posé la question à Bruce Springteen ou à Elton John ? Non. Le catalogue de Madonna est principalement composé d’hymnes déclaratifs, de chansons sur le désir, le mensonge ou la déconnexion mentale. Dans ses chansons d'amour, elle a célébré son objet d'affection, souvent décrit comme un être céleste; pour quelqu'un d'aussi impétueux et blasphématoire. > Encore du prêt-à-penser : on peut être provoc et être doué de sensibilité et proposer des chanson d'amour avec de bons sentiments sans que ce soit ni dégoulinant de guimauve ni insincère.

     

    The virgin tour, entre féminisme et patriarcat

    J'ai entendu parler de Madonna pour la première fois à l'âge de 11 ans. Elle était sensuelle et enjouée, et j’ai adoré la façon dont elle a noué ses collants dans ses cheveux. Mes amis et moi étions vierges chantions “like a virgin” sans comprendre ce que le mot voulait dire. Madonna n’avait peut-être pas voulu de petites filles comme fans, bien qu’elle ait suscité de nombreuses critiques quant à corrompre la jeunesse ou au fait d’encourager les grossesses adolescentes avec «Papa Don't Preach. » Quand je lui ai dit que j'étais à ce concert, elle a voulu savoir quel âge j'avais alors et m'a dit: « Waouh, c'est jeune. » j'ai demandé comment elle se sentait quand elle entendait les gens se remémorer comme moi - si elle était fière ou insensible, «Cela dépend du contexte. Je suis heureuse d’entendre que j’ai participé au début de votre réveil en tant que femme » Et c'est là que Vanessa sort à nouveau ses canines et mord : Pour quelqu'un qui a pris son essor au féminisme de la troisième vague et s’est élevé contre le patriarcat pendant des années, Madonna n’a pas toujours adhéré au parti féministe, ni ne s'est montrée solidaire des femmes simplement parce qu'elles sont femmes. J'étais curieuse de ses réflexions sur le mouvement hollywoodien Time’s Up. Miramax, la société appartenant à Harvey Weinstein, a distribué «Truth or Dare», le documentaire de 1991, perçu comme voyeuriste et préfigurant l'essor de la téléréalité (elle appelait Warren Beatty « homme-chatte» et plus tard fit une fellation à une bouteille de Evian). … de Coca, mets des lunettes ma vieille !  «Harvey a franchi toutes les limites et était allé loin dans ses avances avec moi lorsque nous travaillions, mais il était marié à l’époque et cela ne m’intéressait pas de toute façon » a-t-elle déclaré. «Je savais qu'il avait fait la même chose avec beaucoup d'autres femmes que je connaissais, et nous étions tous à dire "Harvey est ainsi parce qu’il a beaucoup de pouvoir et du succès. Ses films se vendent bien et tout le monde veut travailler avec lui, alors vous devez le supporter." Mais il était bon que quelqu'un qui a abusé de son pouvoir pendant tant d'années, soit jugé et sanctionné comme tel. »

     

    femme, épouse et mère célibataire

    La partie la plus inattendue de la carrière de Madonna est venue au milieu des années 90, elle était une star qui semblait accro au sexe comme la plupart d'entre nous avec le café : > Quelle comparaison, du grand art ! Elle a déjà expliqué: «Ma chatte est le temple de l'apprentissage», et elle y a emmené Tupac Shakur, Dennis Rodman.. Plus récemment, elle a eu de jeunes amants, parfois 30 ans plus jeunes. Deux enfants biologiques et en a adopté quatre du Malawi. > Vient la pique concernant la polémique autour des adoptions d'enfants africans par des stars fortunées occidentaux. ; évidemment Vanessa n'a pas pu s'empêcher de l'évoquer dans son article. Les règles du pays obligeaient les parents étrangers à y vivre pendant un an, ce qu’elle n’avait pas fait (la Cour suprême du pays a statué en sa faveur).

     

    La notoriété et l'ère d'internet, revers de la médaille

    Parler avec Madonna, de sujets autres que sa famille devenait de plus en plus difficile. Ces dernières années, elle avait gravit les échelons, désireuse de faire le bien, et combinée à la dévotion continue envers la kabbale, elle était devenue une prédicatrice. La catholique jadis déchu dont la vidéo « like a prayer » avait été condamnée par le Vatican, était maintenant dans le dogme. Je respecte son œuvre de charité en Afrique et sa profonde inquiétude face à la propagation de la misogynie, du fondamentalisme et de l'homophobie, mais elle m'a perdue quand elle a parlé à répétition de paradoxes. Elle a cité l’un des enseignements du Centre de la Kabbalah: "Partout où il y a la plus grande quantité de lumière, réside aussi la plus grande obscurité" - et a expliqué que plus elle apprenait lors de ses voyages humanitaires, plus elle réalisait que le monde était complexe. "Ce qui est drôle, c'est que plus vous en savez, plus vous vous sentez passionné par la vie, plus vous ressentez de joie et d'inspiration, mais plus vous êtes dégoûté avec l'humanité", a-t-elle déclaré.

    > je ne vois pas en quoi Madonna aurait « perdue » son interlocutrice, l'enseignement qui attrait à la lumière et aux ténébres est très claire, cependant là où on peut rejoindre cette derière c'est lorsqu'elle voit Madonna en prédicatrice, et laisse supposer le caractère prosélitique de la Kabbale et de ceux qui en sont les ambassadeurs. On a pu se rendre compte dans les témoignages et même le documentaire « i'm going to tell you a secret » que la star encourage fortement son staff à ne plus manger de viande, à faire çi, à ne pas faire ça...

     

    La carapace de la renommée dissimule souvent l'insécurité, elle était comme un cactus dont les épines la protégeant car pendant des années, elle a mis des limites entre elle et les médias - elle l’avait déjà fait avant Internet, alors ils ont juste attendu devant son immeuble. "C’était comme vivre dans une prison dorée", a déclaré O’Donnell dans les années 90. "Il y avait des gardes du corps partout où nous allions, et les gens n'hésiteraient pas à lui dire en face ce qu'ils ressentaient. À l'époque, lorsqu'elle était impliquée dans un scandale elle trouvait 30 paparazzis postés à l'extérieur. A l'ère des médias sociaux, on la dit trop vieille, à court d'idées, finie. «ça finit par arriver à vos oreilles, c’est dans votre tête. vous y êtes entraîné que cela vous plaise ou non. C’est donc un défi de ne pas être touché par cela, de ne pas être frustré." L’immédiateté de la critique, qu’elle la tenait comme une chose tangible, semblait la rendre presque paranoïaque. J'ai réalisé que je ne pouvais lui poser aucune question aussi personnelle que la ménopause, > oooh si si ! J'aurais adoré qu'elle la lui pose, juste pour voir la réaction de mamy ! Je l’admirais qu'elle puisse être une femme plus âgée, toujours créative et provoc. Elle aurait peut-être fait tout cela pour la jeune génération, en cela, elle a toujours été une pionnière. Elle m'a confié qu'elle éprouvait de la « sympathie pour la confusion que les médias sociaux font aux femmes d'âge moyen, ne sachant pas comment projeter une image attrayante sans le raccourci de la beauté juvénile. Vous ne pouvez pas gagner ; un coup de bâton va attirer plus d'adeptes, mais aussi plus de détracteurs et de critiques. » > En même temps on comprend Madonna à vouloir se protéger des médias, des mauvaises langues et autres fake-news... surtout si on a façe à soi des journaleux sans foi ni loi, prêt à toutes les bassesses en vue d'un 'bon' article (?!).

     

    Concernant son âge, et le fait de vieillir

    « Je pense que vous pensez trop à vieillir, vous devriez juste cesser d'y penser. vivez votre vie et ne vous laissez pas influencer par la société qui essaie de vous faire ressentir votre âge ou ce que vous êtes censé faire. Nous sommes un groupe marginalisé, les femmes. Et ce n'est pas parce que c'est dur que vous devez arrêter de vous battre contre ceux qui vous dise que vous ne pouvez pas faire les choses». Je me sentais stupide qu'elle puisse me parler comme une sœur aînée. Elle est une icône, pas une épaule sur laquelle s'appuyer. Les fans adorent les artistes vieillissants, non seulement parce qu’ils sont des machines à voyager dans le temps, ils les aiment pour leurs défauts, et s’ils sont vos héros et que vous avez parcouru un long chemin avec eux, vous savez que vous avez les mêmes défauts. Lorsque Madonna contrôlait littéralement la lumière autour d'elle, cela faisait partie de sa façon de garder le contrôle ; mais même si j'avais les mêmes défauts, de vouloir toujours avoir le contrôle, je n'étais pas Madonna - je ne peux pas contrôler la lumière autour de moi, je n'attirerais probablement pas de jeunes amants et je ne voudrais pas diriger le monde.

    > Evidemment ça ne fait pas plaisir de se faire faire la leçon par Madonna, mais je pense que cette journaliste a un gros problème d'ego ; elle devrait au contraire prendre sur elle, accepter les conseils ou même les critiques parce que ce serait un signe de maturité et de sagesse. Et surtout, le fait d'écrire ça dans l'article, d'y consacrer quelques lignes montre un net manque de recul face à la situation, on le sait, il y a ce qu'on appelle dans le métier, les OFF ! Visiblement elle ne les connaît pas.

     

    C'était un peu dramatique, tes questions et tes réactions stupides le sont, oui ! mais en parlant, je réalisai ce qui distinguait Madonna: sa carrière n'avait pas seulement pour but l'ambition mais cela avait été un long processus de création et de se comprendre à travers son art. Une partie n’était plus destinée à la consommation, mais elle était toujours en train d’écrire un récit, qu’il s’agisse d'être en sueur sur la piste de danse ou sereine dans la maternité. En vieillissant, la plupart d’entre nous ont compris que nous ne pouvions pas mettre en forme les pièces du puzzle de notre vie et faire la paix avec cela. Madonna a continué à fouiller dans le passé pour en apprendre davantage sur elle-même. Il n'y avait pas une seule vérité, seulement l'approfondissement de notre propre compréhension. L'article se termine sur une note intelligible et plutôt flatteuse.

    Styliste: Eyob Yoannes; cheveux: Nicola Clark; maquillage: Isamaya French. Photographie de Herb Ritts: Trunk Archive.

     

    mise en forme et synthèse par Franck Schweitzer

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    Voilà maintenant le message que Madonna a posté sur son compte instagram, en substance : « …/... Dire que j'ai été déçue par l'article serait un euphémisme.../... Le journaliste qui a écrit cet article a passé des jours, des heures et des mois avec moi et a été invité dans un monde que beaucoup de gens ne peuvent pas voir, mais il a préféré se concentrer sur des questions superficielles telles que l'appartenance ethnique de mon entourage et des commentaires sans fin sur mon âge qui n'auraient jamais été mentionnés si j'avais été un homme ! …/... Je regrette d'avoir passé ne serait-ce que 5 minutes avec elle. Preuve supplémentaire que le vénérable New-York Times est l'un des pères fondateurs du patriarcat ; je dis: MORT AU PATRIARCAT profondément ancré dans le tissu de la société. Je n'arrêterai jamais de me battre pour l'éradiquer. »

    NOTA BENE

    j'ai utilisé google traduction de l'anglais au français, ce qui explique parfois les tournures de phrases ou en tout cas mots employés ; mais que je me suis efforcé de réécrire du mieux que j'ai pu. ceci m'a demandé de nombreuses heures de lecture et de pouvoir synthétiser ce qui est mon article final, et qui explique aussi mon retard > 14 juillet pour un article de début juin.


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  • fanmade "dark ballet" & "god control"

    fanmade "dark ballet" & "god control"

    (c) EBOY for XYZ

     


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  • BREVES#15

     

    Enorme album, énorme tournée promo : Petit retour en arrière sur ces dernières semaines riches en prestation en tout genre. Madonna nous offre une ribambelle d'interviews et de passages tv mais je ne vais pas tous les faire, seules les émissions les plus emblématiques, à commencer par :

    BREVES#15

    Le Graham Show tout d'abord, émission dont elle a l'habitude de venir désormais, étant devenue amie de son animateur-vedette, elle est entourée entres-autres de Sir Ian McKellen dont elle se dit fan !

    Les cheveux blonds plaqués en arrière, deux macarons à la princesse leia à la base de la nuque, et un cache-oeil marqué d'un X. Rouge à lèvres éclatant. Son corset la serre et la gène, laissant remonter sa poitrine et provoquant rires et sifflets machistes dans le public du genre « eh poupée t'es bonne ». A un détail près, ce look fait furieusement penser à la promo d'Erotica et du livre S.E.X. Dita se métamorphose en Madame X, pendant féminin de John Doe, à la fois célèbre et anonyme ; célère parce que Madonna of course, et anonyme comme le témoignage qu'elle en apporte pour expliquer le nom et l'univers de ce nouvel album, son arrivée au Portugal, le fait qu'elle se sente perdue, ne connaissant personne. Comme il y a 35 ans lorsque Louise Ciccone arriva à New-York... L'histoire se répète, le rôle-titre se réinvente... Encore !

    Nous savons désormais que le X Tour ne sera pas acoustique, Madonna précise que par moment elle sera sur scène accompagnée de tout ses danseurs et parfois seule assise au piano... Elle joue du piano maintenant ? Elle aime l'idée de faire ses concerts au sein de théatres et cinémas car il y a l'intimité et la proximité avec le public qu'elle n'aura jamais dans un stade.

    Défilent enfin des photos de ses jeunes années dont une avec Jellybean « un ex-petit copain merdique » rires de la foule ; enfin Graham lui pose la question au sujet d'un biopic « personne d'autre que moi ne le fera » une fois encore acclamation de la foule.

     

    Dans Reuters, Madonna déclare être horrifiée par les mesures visant à restreindre les droits des LGTBQ et des femmes, aux États-Unis. Toujours engagée dans ses œuvres caritatives avec le Malawi, elle déclare que « la pauvreté est encore énorme, et que si le taux de VIH a considérablement diminué, il n’a pas disparu».

    Concernant son nouveau cheval de bataille, la lutte contre les armes à feu, "Je me soucie profondément de ça, donc je ne pourrais pas ne pas écrire à ce sujet", dit-elle. «Lorsque vous pensez au nombre de personnes qui sont mortes, dont la vie a été irréversiblement changée en raison du manque de contrôle des armes à feu en Amérique, c’est un problème tellement énorme. »

    Elle décrit "Madame X" comme un "caméléon", un reflet. Madonna se décrit elle, comme «une personne curieuse, qui cherche constamment des réponses, de la sagesse, des connaissances pour comprendre en quoi consiste la vie».

     

    interview de Steven Bellery « laissez-vous tenter » sur RTL

    - Madonna est interrogée sur la solitude qu'elle a ressentie à Lisbonne à son arrivée. Elle raconte la légende selon laquelle une reine aurait été punie par le peuple pour avoir commis je ne sais quelle faute, et fut enfermée dans une maison sans fenêtres. Chaque soir en regardant dehors depuis sa maison, Madonna avait vu sur cette demeure et s'imaginait à la place de cette reine solitaire.

    - Son statut de reine de la pop et tout ses tubes, est-ce un fardeau pour continuer à avancer ? Elle répond lucide, que personne ne peut dire 'je suis une légende' car quand on est artiste on doit faire partager ses rêves avec le public et s'il se reconnaît dans mon travail, ça me touche. Je les inspire et ils m'inspirent.

    - Lorsque Bellery évoque la place de la république où elle a chantée pour rendre hommage aux victimes du terrorisme, elle répond qu'elle se devait d'être là et qu'il faudrait interdire la vente d'armes partout.

    BREVES#15

    L'interview d'Andrew Denton sur le Channel7 de la télé australienne a ceci de particulier qu'elle a tournée essentiellement autour de Madonna la femme, l'artiste et la mère, ce qui est agréablement bienvenue car ça nous permet de sortir du cadre interview centrée sur l'album et la tournée. On apprend qu'être maman de 6 enfants permet de se rendre compte à quel point le temps est précieux. Elle s'est sentie devenir meilleure mère au fur et à mesure des enfants qu'elle a eu. A la question « vous en voulez d'autres » elle répond qu'il ne faut jamais dire jamais, il paraît que 7 est un chiffre porte-bonheur !! (à bon entendeur)

    BREVES#15

    Jimmy Fallon Show

    Mis à part de tout petits extraits, la vidéo dans son intégralité n'est pas disponible pour le moment. Notons au passage la tenue sexy et excentrique de Madonna qui lui va plutôt bien, met ses nichons en valeur sans la rendre ridicule. Premier extrait disponible, « le neon dance battle » où l'on voit les coulisses de l'émission : Madonna est nerveuse quant à ce challenge et le fait savoir : On ne voit pas pourquoi ! Il suffit d'enfiler une combi qui brille dans le noir et d'effectuer des pas de danse. Toujours prête à mettre l'ambiance, elle demande à Jimmy-Jimy de se coucher sur le dos et de lever les jambes pour qu'elle puisse s'asseoir sur ses pieds et s'échauffer comme sur un vélo d'appartement. Après quelques vannes bien senties avec l'animateur et son orchestre, elle se dit reconnaissante et choquée du succès inattendu de « Madame X » numéro 1 dans 60 pays. Jimmy Fallon raconte le jour où Madonna a rencontrée le président Barack Obama, puis vient la leçon de 'chachacha' avec la participation du public.

    BREVES#15

    iHeart Radio Icons en plateau et en public, Christine Nagy et Paul Brian ne tarissent pas d'éloges en félicitant sa carrière et son nouvel album. L'émission est ponctuée par des extraits de chansons de « madame x » mais également de quelques anciens tubes. Madonna parle de son arrivée à Lisbonne, seule et anonyme, cela lui rappella son arrivée à New-York en 1979 alors qu'elle ne connaissait personne mais de l'ambition à revendre ; alors qu'elle rêvait d'une carrière de danseuse dans l'école de Martha Graham qu'elle considère comme son idole, celle qui bouscula tout les codes de la danse dite classique, pour se faire remarquer elle venait en cours chaque jours dans une tenue et une coiffure différente, Martha Graham lui aurait donné le surnom de « Madame X ». elle nous présente Madame X à la fois comme une énigme et un livre ouvert. C'est un paradoxe : Elle est unique et toutes les femmes à la fois. Concernant l'album, on apprend que « extreme occident » et « god control » sont ses deux morceaux préférés. A propos de sa tournée prochaine, elle dit aimer l'idée de salles plus intimistes car elle aime pouvoir voir les gens et leur parler, peut-être même en faire monter sur scène.

    L'émission se termine avec « i rise » une chanson très importante pour elle qui évoque les sentiments connectés à toute cette minorité visible et comment survivre malgré l'humiliation. Elle rappelle aussi le 50e anniversaire de la Gay Pride et le fait qu'elle va y faire une prestation.

    BREVES#15

    Sur les ondes de Chérie FM, il y a redite. Les mêmes questions pour les mêmes réponses, je fais court ; elle desire vouvoir transmettre à travers cet album tout ce que Lisbonne lui a appris ainsi que les gens qu'elle y a rencontré. Pour sa tournée des théatres elle dit avoir déjà tout expérimenté (stdes, grandes salles) elle voulait quelque chose de différents, de plus intime.

     

     

    Franck Schweitzer


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  • MYKKI BLANCO

    Michael David Quattlebaum Jr. est né le 2 avril 1986 en Californie. C'est un rappeur, poète et militant LGBT. Son père, était informaticien avant de se tourner vers la voyance. Sa mère quant à elle était parachutiste au North Carolina Patent and Trademark Office. Ses parents divorcent lorsqu'il a deux ans. Enfant, il réside près de ses grands-parents paternels avant d'emménager en Caroline du Nord. À 15 ans, il remporte un Indies Spirit Award pour le collectif qu'il a formé. À 16 ans après avoir fugué, il obtient une bourse d'étude complète pour l'École de l'Institut d'art de Chicago, mais arrête après deux trimestres en 2006.

    Son premier album paraît en 2016 sobrement intitulé « Mykki » ; ses influences vont de Rihanna à Marilyn Manson. En juin 2015 il annonce qu'il est séropo depuis 2011.

    En 2019 il apparaît dans le clip « dark ballet » de madonna, où il tient le rôle de Jeanne d'arc.

     

     


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