Par luukee1
Oui, passage de relais d’une génération d’idoles à une autre ; entre Madonna « the queen of pop » et le trio Britney-Christina-Missy
Deux fillettes vêtues de blanc dispersent des pétales de roses dans l’allée des premiers rangs (l’une d’elle est la propre fille de Madonna, Lourdes -6 ans à l’époque-)
Une pièce montée, Britney Spears en robe de mariée rappelle de façon symbolique la madone 20 ans auparavant, la voix plus grinçante. Suivie de l’assurance plus mature de Christina Aguilera. Elles posent de façon sexy.
Notre attention est à nouveau dirigée vers le gâteau, Madonna en costar noir descend, sourire, chapeau haut-de-forme, un plaisir évident à être sur scène, la tête haute, le regard fixe, la reine c’est elle. Elle y chante son single actuel « Hollywood » injustement boycotté par des radios américaines, et elle se paie le luxe de l’interprêter dans l’une des cérémonies les plus prestigieuses. La fameuse scène du baiser fera la une des journaux.
Chanter « Hollywood » en évoquant le miroir aux alouettes et ses désillusions, est assez audacieux face à un auditoire qui globalement ne pense justement qu’à être reconnu par Hollywood. Pour finir, notons la présence sur scène de Missie Elliot qui a donné une dimension plus humaine au tableau. Les Etats-Unis ont toujours été le seul pays à compartimenter la musique de façon aussi sectaire puisqu’il existe encore un classement spécial pour les chansons interprêtées par des artistes noires. Même si Madonna n’est pas pionnière dans cette volonté de mélanger les styles musicaux, cette collaboration avec l’une des rappeuses noires les plus célèbres est une ouverture non négligeable dans un monde musical où perdurent les clans générés pour un simple histoire de couleur de peau.
infos récoltées entre-autre (c) spotlight magazine
Franck Schweitzer
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