• MDNA l'essence d'une reine

     

    madonna-mdna-cover-60
     
     La pochette
    L'édition simple :
    L'on devine une Madonna absolument magnifique se tenant debout contre un mur, dans un ensemble flashy rouge vif en matière synthétique latex ou sky, rouge à lèvres et mitaines assortis. Les yeux fermés, elle tend les bras si je puis dire paumes ouvertes vers l'extérieur comme pour se donner toute entière offrant ainsi les quatres lettres que composent partiellement son célèbre pseudo. Elle se donne disais-je, corps et âme... et génétiquement, puisque dans les premières analyses autour du titre MDNA on a souvent fait le jeu de mots MDMA (ectasy) avec le DNA (l'ADN en anglais) l'ensemble donne un effet d'un saisissant métallique avec un contraste de couleurs chaudes/froides très réussi. Ce visuel en serait des plus banal si on ne lui avait pas ajouté cet effet « verre cathédrale » du génial Giovanni Bianco. On note enfin en haut à gauche le logo accord parental souhaitable compte-tenu de certaines paroles en-dessous de la ceinture (ah bon ??!!)
    A l'intérieur du livret au fil des pages on continue de découvrir le travail des photographes Alas & Piggott, dont deux photographies rappellant furieusement l'époque post-disco de « confessions... » d'une madone sexy retouchée à mort par logiciel, c'en est presque insultant de superficialité. Gros point noir que je me dois de noter : Encore un album de Madonna sans les paroles des chansons ! C'est décidément un parti pris depuis « Music » en 2000, une nouvelle manière de voir les choses quant à la mise en page d'un album ou alors une économie quelquonque.
     
    L'édition limitée :
    Alors, je remarque qu'il y a plus de pages, deux ou trois photographies supplémentaires alors que celles de l'édition simple sont toujours là mais placées invariablement. Autre modification, toutes les lettres du pseudo de la chanteuse apparaissent une page sur deux, histoire de remplir l'espace mais à côté de çà toujours pas de lyrics, moi qui pensait les avoir -au moins- dans l'édition limitée ! Enfin le visuel de l'album reprend le même shooting photo, on garde l'effet « cathédrale » et la photo-typique d'une Madonna glamour fidèle à elle-même, dans l'esprit Marilyn, platine les cheveux relevés, les yeux mi-clos. Le cliché rappelle un peu celui utilisé pour la cover de « Hard Candy » : même mouvement dans le cheveux, meton relevé en signe de défi, yeux, bouche.
    Le design apporté aux Cds est très soigné, toujours raccord avec le reste de l'album et le nom de celui-ci en gros caractères blanc.
    Les remerciements, musiciens et staff figurent en tout petit dans la toute dernière partie du livret sous forme de dépliant.
     
    Dans les deux éditions, seul le titre de l'album apparaît en plus de la photo de l'artiste (dont on sait que c'est Madonna quand même) mais on arrive à un point où même avec le précédent de 2008 « hard candy » soit on écrit que la première lettre « M » soit on retire deux voyelles et une consonne à son pseudonyme mais le prénom « Madonna » n'apparait plus, devient secondaire, voire invisible, superflu jusqu'à disparaître totalement, au prochain coup, on aura sans doute droit à une pochette avec seule un monochrome sans aucun visuel, caractère ou photographie, avantage divin d'une star planétaire qui se suffit à elle-même, à l'instar de Prince le « nain de Minnéapolis » qui s'est fait appeler « the artist » ou encore « love symbol », demain ce sera au tour de « la sorcière blanche de Détroit » de faire graver son nom à la postérité ; remarquez çà à déjà commencé, les fans l'appellent « M » depuis un moment, en 2008 ce fut « M-dolla » et au sein de la kabbale on la surnomme « Esther ».
    Celle qui a tant lutter sur trois décennies à se faire un nom et en l'occurence à faire du sien une marque à part entière oscillant entre le religieux et les moeurs légères, prend exactement le chemin contraire avec ce premier album de la décennie 11 mais aussi le premier album à ne plus être sous la bannière Warner.
    La vie et la carrière de Madonna aura donc connu divers périodes, divers cycles : les 30 premières années de sa carrière ont étés introduites par un first album sobrement intitulé « Madonna » et les 30 prochaines par un album intitulé « MDNA » en gros, c'est différent mais c'est pareil... L'histoire se répète.
     
     Le tracklisting
    Découvrant en boucle l'album dans son intégralité (17 titres) j'ai attribué 1, 2, 3 ou 4 étoiles selon que j'appréciai le morceau et aussi il y a quelques semaines de cela, sans connaître l'ambiance du titre ni le sens des paroles, je me suis amusé à imaginer ce que chaque titre de chansons pouvaient vouloir dire en allant parfois chercher très loin...

    GIRL GONE WILD****
    GGW : la fille devient sauvage ne veut plus rien dire depuis que le patron des productions porno « girls gone wild » & « guys gone wild » a sommé Madonna de retirer le S. Reste que le climat moite et dégoulinant de testostérone est toujours présent, ya qu'à voir le clip très hot qui en a été fait !

     
    GANG BANG***
    GB comme Grosse B... ? Bref je ne vous fais pas de dessin, on a bien compris ce que la chanteuse voulait faire passer comme message, ya pas d'âge pour apprécier une bonne partouze, les tournantes sont à la mode à notre époque ; mais Madonna veut-elle dénoncer ou provoquer ?

     
    I'M ADDICTED**
    IA : c'est une confession, je suis addict avoue-t-elle mais à quoi ? L'addiction au sexe ? À la drogue ? Au travail ?

     
    TURN UP THE RADIO***
    TUTR : en gros monte le son de la radio sonne comme une invitation à la dance

     
    GIVE ME ALL YOUR LUVIN****
    GMAYL : n'est pas une reprise du tube des ZZ-TOP

     
    SOME GIRLS*
    SG : est-ce-que « certaines filles » est une mise au point concernant les préjugés sur la gente féminine, la dénonciation d'une certaine caste ?

     
    SUPERSTAR****
    S : titre nombriliste, égocentrique à prendre au second degré connaissant Madonna

     
    I DON'T GIVE A**
    IDGA : je ne donne pas de ou un. Titre flou, énigmatique, inachevé.

     
    I'M A SINNER***
    IAS : je suis une pêcheresse. Il était temps qu'elle le reconnaisse !

     
    LOVE SPENT*
    LS : l'amour épuisé, dépassé. Un constat, le bilan d'une relation pour la personne qui n'a plus rien à donner à l'autre.

     
    MASTERPIECE****
     
    FALLING FREE***
    FF : chute libre. Oula Madonna joue gros et prend des risques avec un titre comme celui-là, lourd de sens certainement et bourré de symboles, certes un bon morceau.

     
    BEAUTIFUL KILLER***
    BK : après beautiful stranger, nous avons un titre qui une nouvelle fois marrie l'antinomie, assassin magnifique est un titre fort promis certainement à une belle carrière.

     
    I FUCKED UP*
    IFU : traduction littéral de j'ai baisé debout / en haut / en l'air. No comment

     
    B-DAY SONG*
    BDS : chanson du jour anniversaire où tout le monde est réuni pour faire la fête et manger du gâteau ! Ouais ! ouuhhooouu

     
    BEST FRIEND***
    BF : meilleur(e) ami(e). Soit c'est l'histoire niaise de deux ami(e)s que rien ne sépare, qui partage tout, soit l'histoire d'une rivalité, de vengeance « tu n'est qu'une garce, tu a couchée avec mon mec jte le pardonnerais jamais »
     
    VERDICT
    10 titres sur 16 remportent mon adhésion totale, on sauve les meubles de justesse, les titres que j'ai le moins bien notés me demandera encore un peu de temps. Cependant je suis certain de ne pas apprécier du tout « some girls » ; de tout les albums de Madonna il y a -sûr- un titre que je déteste, et c'est encore le cas avec celui-ci. Je constate enfin que Madonna se laisse aller à la provocation facile en faisant comme ses petites soeurs chanteuses qu'elle a elle-même engendrée grâce à des postures suggestives et des mots fleuris.
     
    		Paroles & Musiques
    

    GIRL GONE WILD est décidément un très bon titre calibré pour le dancefloor, l'ipod, la playlist, la chaine hifi, le P.C. et le mp4. Juste ce qu'il faut de boom-boom et de vocodeur. Le son entrainant presque trop facile à l'oreille, peut rapidement faire oublier les paroles à connotation sexuelle forte. Oh my GodI'm Heartly SorryFor Having Offended TheeAnd I Detest All My SinsBecause I Dread The Loss Of HeavenAnd The Pains Of HellBut Most Of All Because I Love TheeAnd I Want So Badly To Be Good...Good..Good...Good....It's so hypnotic,The way he pulls on me,It's like the force of gravity,Right up under my feet,It's so erotic,This feeling can't be beat,It's coursing through my whole body,Feel the heat... I got that burnin' hot desi-i-i-re,And no one can put out my fi-i-i-re,It's coming right down through the wi-i-i-re,Here it comes,When I hear them 808 drums,It's got me singing... Hey, ey, ey, ey,Like a girl gone wild,A good girl gone wild,I'm like, hey, ey, ey, ey,Like a girl gone wild,A good girl gone wild... Girls they just wanna have some fun,Get fired up like smokin' gun,On the floor til the daylight comes. GANG BANG possède un son beaucoup plus novateur, répétitif voire psychotique, un peu avant-gardiste mais pas trop juste bien pour coller à l'air du temps. Ici l'accord parental s'impose, d'ailleurs ce titre est exclu du tracklisting de l'album sur le marché U.S. car sur 90% du morceau des mots tels que « bitch » sont prononcés une bonne vingtaine de fois, on y parle de « se tirer une balle dans le crâne » sur fond d'effets sonores tels qu'un bolide lançé à toute vitesse ou de détonations tout droit sortis d'un film d'action. Like a bitch out of orderLike a bat out of hellLike a fish out of waterI'm scared, can't you tellBang BangBang BangI thought you were goodBut you painted me badCompared to the othersYou're the best thing I hadBang Bang, shot you deadBang Bang, shot you deadI thought it was youAnd I loved you the mostBut I was just keepingMy enemies closeI made a decision, I would never look backSo how did you end up with all my jack?Bang Bang, shot you deadBang Bang, shot you dead (in the head)Bitch out of orderBat out of hellFish out of waterI'm scared, can't you tellBang Bang, shot you deadBang Bang, shot you deadI made a decision. Avec I'M ADDICTED on reste dans la production électro, contrairement à ce que le titre annonce j'ai du mal à en être accro, la voix de Madonna est complètement noyée dans un magma de sons et de sirènes, la construction reste logique jusqu'à la fin, et l'occasion est même donnée d'insérer le nom de l'album répété de façon letmotiv. When did your name change from a word to a charm?No other sound makes the hair stand up on the back of my armAll of the letters push to the front of my mouth'Cause saying your name is somewhere between a prayer and a shoutAnd I can’t get it outWhen did your name change from language to magic? I’d write it again on the back of my hand,And I know it sounds tragicFeels like a drugAnd I can’t get enoughAnd it fits like a gloveI’m addicted to your loveI’m addicted to your love. TURN UP THE RADIO est la première chanson de l'album où l'on entend vraiment la voix de Madonna quant au son, c'est du Martin Solveig tout craché ou je ne m'y connais pas ! Ah bon, il a collaboré à l'album aaah mais c'est pour çà... When the world starts to get you downAnd nothing seems to go your wayAnd the noise of the maddening crowdMakes you feel like you're going to go insaneThere's a glow of a distant lightCalling you to come outsideTo feel the wind on your face and your skinAnd it's here I begin my storyTurn up the radioTurn up the radioDon't ask me where I wanna goWe gotta turn up the radioIt was time that I opened my eyesI'm leaving the past behindNothing's ever what it seemsIncluding this time and this crazy sceneI'm stuck like a moth to a flameI'm so tired of playing this game. SOME GIRLS en résumé c'est le tuut ttuutt des sirènes en écho et les temps morts puis le tempo qui redémarre puis encore des tuut tutt, voilà quoi ! Some girls can do anythingWhole world hanging on a stringShe is flawfless as fresh as she seemsSome girls got an attitudeThey kiss without asking whoHot in the loopSome girls got a sexy lookOne drink and it’s all a blurCash two if you wanna flirtSome girls going on the deep endSome girls living for the weekendSome girls I can get the freak onSome girls make a sceneShoot their mouths and talk a sceneCrying in a limousine. SUPERSTAR est le grand bol d'air frais de l'album, une parenthèse peut-être aussi, avec sa touche 80's la légèreté de ce titre fait penser aux tubes niais de la madone qu'on pourra trouver sur l'album like a virgin, on notera au passage les Marlon Brando, Michael Jordan, César et autres Abraham Lincoln ponctués çà et là comme elle l'avait déjà fait sur le titre « Vogue » en rendant hommage à des personnalitées du cinéma hollywoodien. You're like Brando on the silver screenYou're my hero in a mythical dreamYou are perfect just the way you areYou're my Jordan, you're my superstarOoh la la, you're my superstarOoh la la love the way that you areOoh la la, you're my superstarOhh la la, that's what you areI'm your biggest fan, it's trueHopelessly attracted to youYou can have the keys to my carI'll play you a song on my guitar. I DON'T GIVE A en gros c'est la journée-type d'une femme moderne maitrisant les nouvelles technologies, mère divorcée, overbooked par les obligations de son planning. Côté musical on a affaire à un bon son underground mélange d'urban et de hip-hop, pas étonnant que Nicki Minaj vienne poser son flow. I don’t give a fu-u-u-uI don’t give a fu-u-u-u Wake up ex-wifeThis is your lifeChildren on your ownTurning on the telephoneMessengers, managerNo time for a manicureWorking out, shake my assI know how to multi-taskConnecting to the Wi-FiWent from nerd to superbHave you seen the new guyI forgot the passwordGotta call the babysitterTweetin’ on the elevatorI could take a helicopterI don’t even feel the pressureI’m gonna be OKI don’t care what the people sayI’m gonna be alrightGonna live fast and I’m gonna live right. I'M A SINNER ressemble à s'y méprendre à Beautiful Stranger dans sa construction et ce morceau a toute sa place ici, même s'il dénote un peu du reste de l'album par ses accents sixties. Like the sun, like the light, like the flameLike the storm I burn through everythingLike a bomb in the night, like a trainThunder rings through the hills, let it rainAh, ooo-woo-ooo-hoooAh, woo-oo-hoo-hooI'm a sinner, I like it that wayAh, ooo-woo-ooo-hoooAh, woo-oo-hoo-hooI'm a sinner, I like it that wayAll the boys, all the boys and girlsWanna be like us tonightAll the boys, all the boys and girlsHave the magic pass tonight. LOVE SPENT je vais vous le résumer très rapidement, prenez un bango et criez « iiiihha ! » suivi d'un violon rappellant l'intro de « let it will be » sur COTDF enfin une petite musique de jeu vidéo style gameboy et vous obtenez un morceau qu'on va très vite oublier oki ? You had all of meYou wanted moreWould you have married meIf I were poor?I guess if I was your treasuryYou'd have found the time to treasure meHow come you can't seeAll that you needWas right here with meUntil the endAll this pretend asn't for freeHold me like your moneyTell me that you want meSpend your love on meSpend your love on me. FALLING FREE est un hymne au suicide c'est pas possible, heureusement que l'intro ne dure que 30 secondes avant que Madonna ne commence à chanter, ses aigus et ses accélérations font oublier la chianlie, la chanson gagne en intensité vers le milieu, la voix est doublée et elle pousse la tessiture. La fin est superbement longue, on se laisse volontiers bercer par les violons. Imaginez une carte postale : vous êtes seul à la campagne, couché dans l'herbe à l'ombre d'un arbre, une brise légère vient vous chatouiller les narines, un soleil de printemps, aucun nuage, fermez les yeux... Voilà vous y êtes ! C'est exactement cette sensation de petite mort chargée de mélancolie que je ressens en écoutant « falling free » When I move a certain way,I feel an ache I’ve kept at bay.A hairline break, this aching holdA medal that I thought was gold.And pure so sure it struck a vein.I wanted you to feel the same,So when you did ignite his heart,Rescue me from all this dark.See our hearts are intertwined,Then I’m free, free of mine,I’m falling free.

     
     Après plusieurs écoutes...
    Les titres se suivent sans réelle transition, brutalement et dans la rupture. C'est sans doute voulu, toutes derniers mois de travail en studio n'ont pas étés faits inutilement pour proposer un album dénué de sens. Guy Oseary disait sur l'un de ses derniers tweets qu'il ne fallait être aussi traditionnel, c'était au sujet de la promo mais c'est aussi au sujet de la production de M.D.N.A. Ce dernier divise les fans et le grand public, on s'attendait à ce que Madonna revienne avec « du Madonna », de la pop-dance qui bouge bien ciblée pour les clubs et la scène accompagnée de paroles faciles à retenir qui aurait contenter tout le monde; pour certains morceaux c'est le cas mais pas pour d'autres. M.D.N.A. est un ovni dans la discographie de la madone dans le fond que dans la forme et il faudra plusieurs mois pour en décrypter toute la complexité.
     
     
     La resuçée « girl gone wild »
    « Oh, mon Dieu, je suis sincèrement désolé de vous avoir offensée, et je déteste toutes mes fautes, parce que je redoute la confiance que les cieux m'accorde et les souffrances de l'enfer mais surtout parce je vous aime et que je veux être méchamment bonne. » Cà ne vous rappelle rien honnêtement ? Je pense immédiatement à « act of contrition » « like a prayer » « justify my love » et « sorry » un mix de tout ces titres en résulte Girl Gone Wild ; à force de réinvention, Madonna finit par ne plus inventer quoique ce soit si ce n'est s'auto-plagier, au moins elle ne risquera pas les tribunaux, juste peut-être la sentence de ses détracteurs les plus enragés néanmoins les plus informés de sa carrière.
    Les paroles de ce titre sont sans détour, Madonna y va franco, elle assume totalement d'être une bad girl qui fait des choses pas très catholiques avec les garçons. Elle se porte parole au nom 'des filles' qui veulent juste s'amuser, d'ailleurs en anglais dans le texte çà donne « girls they just wanna have fun » çà ne vous rappelle pas une chanteuse punk des années 80 ? Plus généralement en appelant à la désinhibition, à la libido exacerbée... bref sur ce coup-là Madonna a vingt ans de retard, « girl gone wild » aurait pu être présent sur l'album Erotica en lieu et place de « deeper and deeper » en tant que titre dance.
    Le clip-vidéo très réussi nous montre une Madonna parfaite, sexy et glamour. Très crédible dans son rôle de bitch qui reconnaît avoir péché mais ne s'en excuse pas vraiment, l'intro nous la montre blonde platine les yeux levés au ciel implorant Dieu avec un acte de contrition revisité à sa sauce. Tout au long du clip, tourné exclusivement en noir et blanc, la madone se décline en trois personnages différents :
    - l'icône platine serrée dans son ensemble sky noir qui s'éclate en orgie
    - la sportive qui fait ses étirements contre le mur, sur le sol
    - la performeuse exécutant une chorégraphie synchro aux côtés de danseurs
    Je salue d'ailleurs le retour d'une chorégraphie au sein d'un clip-vidéo, et celle-ci est juste perfect ! C'est durant cette séquence que je préfère Madonna dans son ensemble noir très sobre, habillé et chic. Sa coiffure aussi est quasi la même que dans « GMAYL » et elle lui va à ravir ! Y'en avait marre de sa raie sur le côté qu'elle nous ressortait à chaque occasion, enfin un réel changement de look dans une même vidéo, je retrouve la Madone des nineties.
     
    VERDICT :
    Lorsque je disais que ce titre a vingt ans de retard, la vidéo aussi ! En 1992 Madonna faisait sa révolution sexuelle, son attitude et ses apparitions étaient programmés de manière cohérentes mais aujourd'hui à 53 ans, divorcée, mère de 4 enfants (dont deux adoptés) et cougarde à ses heures, qui peut croire qu'elle vit ce personnage de Dita une seconde fois ? Bien sûr l'image, la photo et le maquillage sont très bien faits et l'effet buzz cristallise tout l'excitation des fans, mais tout cela va rapidement retomber je pense. Madonna s'offre-t-elle une dernière cure de jouvence pour ne pas qu'on ne l'oublie trop vite, qu'on se souvienne d'elle comme étant définitivement THE reine de la provoc, loin de ses banales copies ? La ménaupose pointe mes ami(e)s et mamiedonna se fait plaisir, laissons-la s'amuser à jouer sa chaudasse une dernière fois avec tout ces jeunes éphèbes, coupe de champ' à la main et caviar à la louche car vous connaissez l'expression « quand une femme n'ovule plus, ce sont les derniers oeufs qui lui reste » Gloire à toi Patricia Laroche !

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